Quand tout bloque, c’est bon signe. Car on hausse le ton de part et d’autre et on relève un apparent manque d’intérêt de la part de certains acteurs majeurs pour une sortie de crise sans compromis. 

La vérité est que dans cette attitude qui paraît catastrophique, d’autres acteurs, jusque-là mis à l’écart, se portent volontaires pour jouer les bons offices et rétablir le dialogue entre les protagonistes.

C’est le cas de Lotfi Zitoun qui s’est manifesté ou a été mandaté pour envisager une nouvelle initiative visant à relancer des pourparlers directs entre les parties qui se rebiffent. Mais l’important ce n’est pas avec qui aller mais où aller.  Est-ce que l’objectif est de réussir un dialogue, de choisir le format du dialogue ou les résultats auxquels il aboutirait ?

Maintenant qu’au cours d’une conversation entre Saïed, Ghannouchi et d’autres acteurs majeurs politiques, il est prévu d’inclure plusieurs acteurs dans ce processus, la voie du salut est fortement envisagée. Même si une telle invitation est acceptée du bout des lèvres car chacun pourrait refuser de se plier aux souhaits de l’autre, le pays ne pourrait transpirer d’une réunion que si  des pourparlers directs étaient engagés. En effet, le stade de la médiation serait tué dans l’œuf si les verrous de part et d’autre ne sautaient pas pour favoriser un dialogue fructueux et raisonnable.

Car la préoccupation majeure des Tunisiens n’est pas avec qui converser mais plutôt comment réussir à remettre à flot un pays à la dérive. C’est ce qui devrait dominer les débats en vue de lancer une possible initiative conjointe sans ultimatum et sans prérequis politico-politiques.

Faute de quoi les querelles intestines continueront à phagocyter toute démarche de temporisation des ardeurs. A ce moment-là, les discours enflammés ne feront qu’exacerber la haine et l’exclusion.  Il serait alors bien beau d’enchaîner les rencontres et multiplier les initiatives alors que le pays restera au point mort.  Pour raccourcir les délais et couper court aux manœuvres politiciennes basées sur des calculs partisans et étriqués, l’idée est d’instaurer des pourparlers directs sans plus attendre. Car nul ne peut avancer dans le dos de l’autre et toute initiative, aussi belle soit-elle, n’a aucune chance d’aboutir sans compromis.

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