Alors que ce sont les Clubistes tunisois qui étaient les plus entreprenants, le gardien sfaxien a constitué le dernier rempart du CSS qui a, pourtant, livré un service minimum. Gaâloul a effacé plus d’un but, outre le fait qu’il a été décisif aux tirs au but.

A l’occasion de leur opposition hier pour le compte de la finale de la Coupe de Tunisie, Clubistes africains et Clubistes sfaxiens ont opté pour des schémas tactiques similaires en alignant quatre défenseurs, trois joueurs de milieu dont deux à caractère défensif et trois attaquants. Et si les Clubistes africains étaient les plus entreprenants dès les premières minutes de la rencontre, les Sfaxiens, eux, ont préféré tâter le terrain et ne sont montés en attaque qu’à la demi-heure du jeu. Sur l’ensemble de la rencontre, c’est la machine clubiste qui a le mieux carburé. Toutefois, bien qu’ils soient plus entreprenants, Saber Khalifa et ses camarades ont manqué terriblement d’inspiration dans les 30 derniers mètres.  Les Sfaxiens, eux, n’étaient guère inspirés sur le plan offensif et il était clair dès le début du match qu’ils voulaient en découdre aux tirs au but. Sur le plan défensif, le portier Mohamed Hédi Gaâloul a sorti un grand match. Il a constitué le dernier rempart d’une formation sfaxienne qui a livré un service minimum en termes de volume de jeu.

Défense

Les défenseurs clubistes ont passé une première demi-heure plutôt tranquille sachant que la première action offensive sfaxienne n’a été enregistrée qu’à la 33’. Sur cette première action offensive sfaxienne entreprise par Kingsley Eduwo, Ghazi Abderrazek a anticipé en barrant la route à l’attaquant sfaxien. On a retrouvé ce même Abderrazek au-devant de la scène, un peu plus tard en deuxième mi-temps, menant une action dangereuse avant que le portier sfaxien, Gaâloul, n’intervienne pour éloigner le danger (52’). A l’image d’Abderrazek, les défenseurs clubistes n’ont pas hésité à apporter leur concours en phase offensive. Mais ce n’était pas suffisant pour renverser la vapeur !

L’anticipation a également caractérisé le jeu défensif des Sfaxiens. Malgré un jeu offensif adverse beaucoup plus développé, les défenseurs sfaxiens, les axiaux Zammouri et Dagdoug en particulier, n’ont pas hésité à avancer d’un cran pour éloigner le danger, gênant les attaquants adverses dans leurs manœuvres. Toutefois, s’il y a un joueur sfaxien qui est sorti du lot, c’est bel et bien le gardien Mohamed Hédi Gaâloul qui a été, hier, le digne héritier d’Aymen Dahmen.

Gaâloul a effacé plus d’un but, en s’interposant notamment au coup franc direct de Zouheir Dhaouadi à une minute de la fin de la deuxième période des prolongations (119’). Il a été enfin décisif lors de la séance des tirs au but. 

Milieu de terrain

En comptant sur un milieu relayeur, Wissem Ben Yahia, et deux milieux défensifs, Ahmed Khalil et Khalil Kassab, l’entrejeu clubiste paraissait sur le papier plus porté sur la défensive. Sur le terrain, la prudence prônée par Montassar Louhichi a été conjuguée à une entreprise offensive plutôt bien rodée, puisque le coach clubiste a pu compter sur la rapidité des deux milieux défensifs Khalil et Kassab qui n’hésitaient pas à apporter leur concours au trio d’attaque en phase offensive, à même de créer le surnombre dans la zone de réparation adverse en vue d’apporter plus de solutions, notamment sur les balles arrêtées. Toutefois, l’apport des joueurs du milieu n’a pas suffi et les attaquants, en mal d’inspiration, n’ont jamais su concrétiser leur légère domination.

Du côté sfaxien, la progression des joueurs du milieu s’inscrivait dans le cadre d’un schéma offensif basé sur l’attaque placée. En ce sens, Mohamed Ali Moncer a alimenté le trio offensif de passes décisives, notamment sa reprise de la tête qui a donné lieu à la première occasion offensive du match, signée Kingsley Eduwo, survenue après une demi-heure de jeu.

Sur le plan défensif, le premier rideau défensif sfaxien n’a pas, par contre, rempli convenablement sa tâche en ce sens que les attaquants clubistes ont pu s’infiltrer sans difficulté dans la zone de réparation adverse. Encore heureux, Hamadi Daou. Il a pu compter sur Gaâloul.

Attaque

Contrairement aux attaquants sfaxiens qui ont mis quelque trente minutes avant d’entreprendre une action dangereuse, le trio offensif clubiste Khalifa-Compaoré-Chamakhi a été entreprenant dès les premières minutes de jeu.

Toutefois, bien qu’ils aient été plus entreprenants, les attaquants clubistes ont manqué terriblement d’inspiration dans les 30 derniers mètres. On ne compte pas d’ailleurs le nombre d’occasions ratées par Khalifa et ses camarades de l’attaque. Et même si Montassar Louhichi a opéré des changements, ils n’étaient finalement pas payants, à l’image d’un Zouheïr Dhaouadi qui a raté deux buts tout faits à la fin de la deuxième période des prolongations, notamment son coup franc direct à la limite de la zone des 16 mètres qui a frôlé la transversale (109’).

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