Une petite finale, mais un CSS qui a mieux géré les tirs au but qu’un CA dont les joueurs, essentiellement Ben Yahia et Zeghada, avaient la peur au ventre. Le CSS va à la coupe de la CAF, le CA a intérêt à oublier cette catastrophique saison.

CA: Dekhili (Charfi), Agrebi, Abderazak (Zeghada), Ifa, Laâbidi, Khelil, Ben Yahia, Kassab (Koussi), Bassirou, Chamakhi ( Dhaouadi)-Khelifa

CSS : Gaâloul, Maâroufi (Ben Ali), Ghouma (Jouini), Dagdoug, Zammouri (Ammar), Karoui, Kouakou, Harzi, Ben Ali (Sokari), Eduoh (Chawat), Moncer (Soula)

Le CSS est allé au bout du suspense, de l’émotion pour rafler le trophée de la coupe, au terme de l’intenable épreuve des tirs au but. Ce n’est pas une épreuve de chance comme le disent certains profanes, c’est un exercice qui demande de grands joueurs qui ont des nerfs en acier et de la précision pour cadrer la balle dans un intervalle de plus de 7 mètres. Dans cet exercice nerveux, le CSS était moins maladroit et doit sa coupe d’abord à son gardien Gaâloul et puis à la maladresse des joueurs clubistes qui tiraient leurs penalties en prenant trop de risques. Laâbidi et Ben Yahia qui ratent, mais Dame coupe a fait le dernier appel aux Clubistes pour qu’ils se rachètent avec deux occasions ratées de Ben Ali et Soula. Rien, ce CA n’avait pas bien préparé les tirs au but. Zeghada, jeune joueur qui se lance au moment où des joueurs d’expérience ont disparu comme Khelil et Koussi, et tire les yeux fixés sur le sol et c’est Gaâloul qui redonne la troisième chance à ses équipiers pour gagner la coupe. Cette fois, c’est Dagdoug qui tire devant un Charfi hors du coup ( c’est sûr qu’il était trop flatté après la victoire devant l’USM dimanche dernier) et qui met fin au suspense. Le CSS ne rate pas l’occasion de sauver sa saison contrairement à un CA qui confirme la guigne qui le suit dans les finales de coupe.

Khelifa rate la balle de la coupe

Pour le match, ce n’était pas digne d’une finale. On peut dire que la chaleur à Djerba y était pour beaucoup avec des joueurs qui traînaient les jambes à partir du dernier quart d’heure et qui s’hydrataient au fur et à mesure. Fatigués ? Lessivés même par ce rythme-marathon de la coupe ? Peut être, mais il y a aussi les limites des joueurs, leur incapacité à donner un rythme soutenu à leurs actions, et leur fragilité. A chacun sa mi-temps, le CA la deuxième, le CSS la première, mais à part trois ou quatre actions tout compte fait, rien à signaler.  Ce n’était pas d’abord le beau cadre pour jouer une finale de coupe en dépit d’une belle pelouse. En plus, les deux entraîneurs, Louhichi et Dhaou, avaient plus ou moins joué à l’usure. Chacun d’eux cherchait à ce que ses joueurs trouvent une faille ou jouent sur l’erreur de l’adversaire au lieu de poser le jeu. En première période, Ben Ali (30’) tire tout près des bois de Dekhili et 2 mn, plus tard, Eduoh, bien placé, arme et décoche une balle dangereuse. Du côté clubiste, deux actions clés à mettre à leur actif, Abderrazak, sur coup franc( 53’), oblige Gaâloul à détourner de justesse, alors que Khelifa (79’) a raté sûrement la balle de la coupe quand il tire ras de terre sur un service de Abderrazak et encore une fois, Gaâloul (l’homme du match) sauve de ses pieds. Et les balles arrêtées offertes au CA ( au moins 4 en deuxième mi-temps et dans les prolongations) ont été dilapidées par Dhaouadi surtout. Le CSS attendait la fin du match parce que ses joueurs n’en pouvaient plus en dépit des cinq changements effectués. Ni Chawat (en perte de ses moyens), ni même Soula (loin de ses qualités) n’ont pu menacer une défense clubiste bien emmenée par Ifa. Pour le CA, la rentrée de Dhaouadi, le passage de Bassirou (quel gâchis ce joueur) à gauche n’ont rien apporté. pour le deuxième match de suite, le CA ne marque pas, et c’est révélateur de son attitude et ses atouts. Cette fois, le CSS a été meilleur dans les tirs au but pour compenser si on veut son match moyen.

Ce titre fera beaucoup de bien au CSS après cette pénible saison et ces échecs en Afrique. Le potentiel du CSS reste intéressant, mais les problèmes internes ont fait du mal à ce club. Pour le CA, ce titre raté fera sûrement du mal pour un club soumis à tous les problèmes du monde cette saison. Ce centenaire a été mal fêté à tous les niveaux. Des dettes, une lutte pour le maintien et jusqu’à cette finale perdue, c’était décevant. Une saison à oublier pour les Clubistes, mais pour les Sfaxiens, c’est une saison très bien clôturée. C’est ce qui reste en mémoire !

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