M. Moez Chakchouk, ministre du Transport et de la Logistique, a assisté, lundi 5 juillet 2021, à une audition de la commission de la réforme administrative, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et le contrôle de gestion des deniers publics au sein de l’Assemblée des représentants du peuple.

C’était une occasion pour examiner le dossier de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (Sncft). Le ministre a présenté les principaux axes de la stratégie de ladite société qui se basent sur la mise à niveau de l’infrastructure de base et le renouvellement des équipements, en améliorant la gouvernance de la société et sa digitalisation. Le but étant de retrouver l’équilibre financier et d’offrir les meilleurs services.

L’orateur a précisé, dans ce sens, qu’à la fin de l’année en cours, une étude préliminaire sera présentée à un Conseil ministériel, et ce, pour la restructuration de la Sncft. Une proposition de révision du statut en tant que société commerciale sera présentée. A noter que le ministère tient à préserver les entreprises publiques et à effectuer les réformes nécessaires dans les meilleurs délais. Le ministre a mis en exergue les difficultés structurelles par lesquelles passe la société et qui empêchent la relance des investissements.

Améliorer le rythme des investissements

La solution consiste, selon lui, à relever la productivité et améliorer le rythme des investissements, outre l’attraction des financements. Il est nécessaire de donner la priorité aux solutions urgentes aux difficultés qui freinent la bonne exploitation et la promotion du rendement de la société qui doit fournir de meilleurs services.

Certains projets seront transférés à la Société du réseau ferroviaire de Tunis rapide après changement de statut. Le ministre a expliqué, par ailleurs, que la Sncft souffre de plusieurs difficultés, dont la vétusté du parc actuel et son indisponibilité à assurer les voyages.

En outre, la société est incapable de fournir les pièces de rechange nécessaires en vue d’assurer la maintenance des équipements. Les ateliers de maintenance sont également dans un état lamentable et la réalisation de nouveaux ateliers est bloquée. A cela s’ajoute un manque de main-d’œuvre spécialisée. Le ministre a souligné que la société a enregistré des pertes accumulées de plus de 800 millions de dinars au titre de l’année 2020. Les fonds alloués sont de 162 millions de dinars. Les dettes de la société ont atteint, quant à elles, plus de 365 millions de dinars. Les créances de la société auprès des ministères au titre du transport gratuit ont dépassé les 62 millions de dinars à fin mars 2021. L’Etat continue, en tout cas, à soutenir la société, mais il est nécessaire de trouver des solutions dans la limite des mécanismes fournis par le budget réservé à la Sncft.

Il a cité les fonds alloués à l’investissement, comme ceux réservés à la réalisation de la ligne 6. Cependant, la bureaucratie est le point faible de l’administration tunisienne. D’où le retard enregistré au niveau du parachèvement des projets comme celui du réseau ferroviaire rapide.

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