Des agents des services d’hygiène de la municipalité de l’Ariana chargés de l’enterrement des morts par Covid ont décidé de ne pas inhumer les dépouilles s’ils ne sont pas vaccinés en priorité. Ils ne font que revendiquer un droit logique puisqu’ils sont assimilés aux auxiliaires de la santé et qu’ils relèvent des services d’hygiène.   

De même que les éboueurs qui ramassent chaque jour des déchets domestiques, y compris bavettes usagées et autres type de déchets médicaux,  qui peuvent transmettre le virus. Bien que  le virus Sars-CoV-2, qui est responsable de la maladie, se transmette principalement par les gouttelettes émises par les humains, par exemple lorsqu’ils parlent, éternuent ou toussent et que les morts ne contaminent pas, ces travailleurs sont exposés au risque de contamination à travers le contact avec des surfaces contaminées sur les lieux d’enlèvement des dépouilles qui sont des endroits où le virus peut survivre jusqu’à plusieurs jours. Donc ces agents vivent chaque jour sur le terrain avec les dizaines de morts qu’ils sont appelés à enterrer, une forte pression psychologique. Ce qu’ils revendiquent n’est pas un privilège mais un moyen de précaution et de prévention en cas de contamination. Ils voient déjà le personnel médical et paramédical travailler avec moins de peur qu’auparavant car ils ont été vaccinés alors qu’eux risquent de contracter le virus et de le transmettre à leurs proches. Il ne fallait pas oublier ces agents en contact avec les personnes décédées des suites du Covid, car ils sont en dernière ligne.

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