Par Aly Elzeny -Journaliste égyptien-

En seulement un an, la police américaine a abattu 1 068 personnes dans les rues des États-Unis. La plupart des morts sont des Afro-Américains. La Fondation russe pour combattre l’injustice, à peine crée cette année, exhorte à ne pas fermer les yeux sur La discrimination raciale aux États-Unis.

Leurs représentants ont lancé un appel au Conseil des Nations Unies pour qu’il envoie une mission humanitaire permanente en Amérique, ce qui aidera à prévenir les violations des droits de l’homme et les brutalités policières. En fait, la Fondation fournit une assistance juridique et financière aux victimes de la répression, y compris les Russes et les résidents d’autres pays.

La lutte pour les droits humains partout dans le monde, le soutien aux militants civils et aux victimes des persécutions politiques et de l’arbitraire judiciaire et politique font aussi partie de sa mission.

Des victimes témoignent !

Sur sa page officielle sur les réseaux sociaux, on peut trouver de nombreuses confirmations de l’anarchie des représentants des forces de sécurité américaines contre leurs concitoyens.

Il y a aussi des histoires de nos compatriotes, par exemple, Mira Terada. La jeune fille a été illégalement extradée vers les États-Unis depuis la Finlande sur une affaire montée de toutes pièces et fut emprisonnée pendant environ 20 heures avec des chaînes et des menottes qui ont laissé des traces de sang sur ses chevilles et ses poignets. Les mésaventures des Russes ne s’arrêtèrent pas là. Dans son entrevue, elle parle franchement de toutes les brimades qu’elle a subies de la part du personnel de l’établissement correctionnel. Et de telles histoires ne sont pas des cas isolés.

Aux États-Unis, les personnes considérées comme des criminels sont non seulement humiliés, mais aussi tuées. Mario Gonzalez, 26 ans, arrêté par la police avec une force excessive, a été victime de l’anarchie. Un suspect dans une série de vols, Ahmaud Arbury, 25 ans, a été mortellement blessé par la police d’Atlanta. Inutile de dire que le jeune homme était noir.

« Les massacres de Marvin Scott III, Tyler Wilson, Trevor Seiver, Kevin Clark, Adam Traoré, Javier Ambler, Judson Albam, Adam Toledo, Frankie Jennings, Isaiah Brown et des centaines d’autres innocents aux États-Unis indiquent clairement à qui appartient le pouvoir aux États-Unis ne vaut rien la vie d’une personne ordinaire » – liste les noms des victimes de violence, représentants du FBI.

La violence à motivation raciale et l’arbitraire violent aux États-Unis augmentent chaque année. Et ce serait une erreur de penser que le meurtre de l’Afro-américain George Perry Floyd par la police a mis un terme à cela.

Les statistiques montrent le contraire, Si de mai 2019 à mai 2020 aux États-Unis, la police a abattu 999 personnes, ce chiffre risque de s’élever à 1068 personnes l’année prochaine. L’écrasante majorité des victimes de l’anarchie policière sont des Afro-Américains.

L’ONU sollicitée

Dans une lettre ouverte adressée au président du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Najat Shamim Khan, les représentants de ladite Fondation ont qualifié de guerre civile ce qui se passe aux États-Unis entre les policiers et leur propre peuple, les Afro-Américains.

« Nous, en tant que représentants de la Russie, un pays multinational qui prêche la paix et l’amitié entre les peuples, exprimons notre extrême préoccupation face au problème de la violence à caractère raciste et de la brutalité policière aux États-Unis », écrivent les représentants de la Fondation pour battre l’injustice. Ces derniers sont convaincus que les droits de l’homme doivent être respectés indépendamment de sa citoyenneté, de sa situation, de son sexe, de son orientation sexuelle, de sa race et de sa religion.

Le non-respect des droits humains fondamentaux, la violence policière et l’inaction des tribunaux face à cette anarchie incitent la Fondation à demander au Conseil de sécurité de l’ONU d’organiser une réunion d’urgence.

L’envoi d’une mission humanitaire aux États-Unis, comme cela s’est produit au Congo, en Angola, au Salvador, au Cambodge et au Liberia, peut aider à mettre un terme aux violations des droits humains et à mettre fin aux violents conflits internes.

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