Le triple champion d’Afrique a battu son record personnel à Tokyo avant de finir neuvième au classement final. Une prestation honorable pour celui qui a terminé premier de son groupe.

A Tokyo, il ne suffit pas d’être le triple champion de son continent ou de terminer le premier de son groupe pour aspirer à remporter une médaille olympique. Notre triple champion d’Afrique, l’haltérophile Aymen Bacha, l’a appris hier à ses dépens. Après avoir terminé premier du groupe B dans le concours des 109 kg, soulevant un total de 388kg, 177 kg à l’arraché, battant ainsi son record personnel, et 211 kg à l’épaulé-jeté, il a dû attendre les résultats du groupe A pour savoir s’il était médaillable au pas. Sauf que les haltérophiles du groupe A étaient plus performants que lui. Aymen Bacha a clôturé le tournoi olympique à la neuvième place. Un classement honorable pour celui qui a fait mieux que tous ses concurrents dans son groupe à même de se surpasser et de battre son propre record personnel. Sauf que pour Bacha, comme pour nos autres représentants aux JO de Tokyo du reste, exception faite d’Ahmed Hafnaoui et de Mohamed Khalil Jandoubi, il faudra à l’avenir qu’ils revoient sérieusement leur copie car la concurrence à l’échelle mondiale est rude et il faut être désormais très performant pour espérer arracher une médaille olympique.

Pour information, la médaille d’or en haltérophilie est revenue à l’Ouzbek Akbar Djuraev, celle d’argent à l’Arménien Simon Martirosyan et le bronze au Letton Arturs Plesnieks. Aymen Bacha est désormais un sportif averti : le chemin vers le podium olympique est encore long et nécessite beaucoup plus d’efforts… et de surpassements.

Lutte : Amri, la grosse déception !

Elle est censée être l’un des porte-drapeaux du sport tunisien à Tokyo. C’est de la lutteuse Maroua Amri dont nous parlons. Amri (62 kg) a été éliminée d’entrée après s’être inclinée en huitièmes de finale devant la Suédoise Henna Katarina Johansson (1-5). Une grosse déception quand on sait que des grands espoirs reposaient sur les épaules de Maroua Amri, médaillée de bronze aux JO de Rio de Janeiro en 2016. Hier, Amri n’a même pas eu droit au repêchage !

Par ailleurs, elle n’est pas la seule membre de l’équipe nationale de lutte à nous avoir déçus hier à Tokyo. En lutte gréco-romaine, Slimane Nasr (67 kg) a quitté le tournoi olympique au stade des huitièmes de finale après avoir perdu devant Aker Al Obeidi, représentant de l’équipe olympique des réfugiés (0-8). Nasr a vu ses espoirs de disputer les repêchages s’évaporer après la défaite d’Al Obeidi. Enfin, Lamjed Maafi (77 kg) a échoué au repêchage pour la médaille de bronze.

En somme, nos représentants à Tokyo ne font que cumuler les contre-performances et même quand ils sont à deux doigts d’aller chercher une médaille, leurs prestations’avèrent insuffisantes. Le bilan des JO de Tokyo s’annonce lourd en déceptions.

Photos : © Mokhtar HMIMA

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