La reprise des entraînements a été controversée au début de cette semaine. La direction a eu recours à un huissier pour faire le constat de l’absence de certains joueurs qui avaient menacé de faire grève pour cause d’impayés.

Si on a l’habitude depuis toujours de voir les clubs de la deuxième moitié du tableau croupir sous les difficultés financières, les dites grosses cylindrées du championnat, exception faite de l’EST, ne sont plus à l’abri des tourmentes financières. Ces dernières années, la Fifa n’a pas hésité à rappeler nos clubs à l’ordre, le CSS notamment, pour ne pas avoir honoré leurs engagements financiers envers leurs entraîneurs ou joueurs étrangers. C’est dire qu’en ces temps de crise économique, nos clubs, qui restent à la merci de généreux donateurs, sont en proie à des difficultés financières, le CSS en particulier, qui rame à contre-courant. Une situation qui semble s’aggraver depuis que le président du club connaît des soucis financiers.

Menace de grève et huissier présent aux entraînements

Jusqu’à la semaine dernière, tout semblait se dérouler comme sur des roulettes et la préparation de la nouvelle saison paraissait bien rodée avec en prime l’organisation, il y a une semaine, d’une conférence de presse pour présenter le nouvel entraîneur de l’équipe, l’Italien Giovanni Solinas.

Tout semblait donc se passer sur des roulettes jusqu’à la reprise des entraînements au début de cette semaine. Certains joueurs en colère pour cause d’impayés ont menacé de faire grève en ne se présentant pas aux entraînements. La réplique de la direction du club ne s’est pas fait attendre. Elle a dépêché un huissier au complexe du club pour faire le constat des absents. Un recours administratif qui met les joueurs en position de fautifs et ils ne pourraient pas, dès lors, réclamer leurs dus. Du coup, tous les joueurs ont fini par répondre présent.

«Dégonfler» les salaires 

Pour dégraisser la masse salaire, le bureau directeur de Moncef Khemakhem a recours à une vieille stratégie qu’il a déjà utilisée par le passé : se débarrasser de certains joueurs à «gros salaires» et les remplacer par des jeunes qui coûtent beaucoup moins cher. Pour ce faire et en vue de «dégonfler» les salaires, la direction a puisé de nouveau dans le vivier du club. Une mission dont se charge le manager général, Ghazi Ghraïri.

Cela dit, la direction du club est dans l’urgence de régler leurs dus aux joueurs afin d’éviter de nouvelles menaces de grève et pour que le nouvel entraîneur, l’Italien Giovanni Solinas, puisse travailler dans un environnement… professionnel. Pour qu’un footballeur professionnel puisse donner du rendement sur le terrain, il faut que la préparation d’intersaison se passe dans les meilleures conditions possibles et qu’elle ne soit pas perturbée. Il suffit donc de payer les joueurs dans les temps. C’est aussi simple que cela.

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