La reprise de l’activité touristique proprement dite n’a pas été au rendez-vous. De façon globale, la destination Tunisie et toutes les filières du secteur, à savoir les touristes, les restaurateurs, les guides, les transporteurs touristiques, les hôteliers, les artisans et bien d’autres subissent les effets lourds de cette crise qui dure et perdure dans le temps.

Contre vents et marées, le secteur touristique a toujours fait preuve de résilience devant les différents chocs nationaux et mondiaux pendant des années. D’après les indicateurs publiés par le ministère de tutelle, l’année 2021 a enregistré jusqu’au 10 juillet dernier une baisse des arrivées de l’ordre de 19.4% par rapport à l’année dernière et de -73.4% par rapport à 2019. Ces arrivées sont réparties comme suit : 512.887 touristes maghrébins (libyens et algériens) moyennant une baisse de -40.6%, 350.003 tunisiens résidents à l’étranger, 200.668 européens (français, allemands, anglais, russes) (+8.3%), 427 chinois (-89.7%) et 36.536 autres nationalités (+9.6%). Les statistiques affichent également une baisse de -25.3% des recettes touristiques cumulées, totalisant environ 874.2 millions de dinars. La propagation de la pandémie du covid-19 et l’augmentation du nombre des contaminations et des décès ont eu un impact négatif sur la reprise de l’activité touristique, multipliant ainsi les annulations de réservation et les restrictions de voyage en Tunisie, classée désormais zone rouge. Pour faire face à cette crise, l’exécutif a déployé des efforts considérables pour contrecarrer la pandémie, et ce, à travers l’intensification des opérations et campagnes de vaccination et de contrôle du protocole sanitaire. De même, les professionnels du tourisme ont été appelés à se serrer les coudes, pour sortir le secteur de ce marasme ambiant.

Promouvoir la destination Tunisie

L’objectif étant de mener des réflexions sur les nouveaux mécanismes visant à promouvoir la destination Tunisie et de prôner des mesures incitatives. Le secteur touristique a besoin aujourd’hui d’une stratégie de relance forte et dotée de moyens suffisants, une volonté des pouvoirs publics et une mobilisation de tous les acteurs. Ce sont les conditions incontournables pour permettre à l’industrie touristique tunisienne de survivre, renouer avec la croissance et de retrouver sa place dans l’économie nationale, sachant que cette stratégie doit mettre tout en œuvre pour aider l’ensemble des acteurs et des entreprises de toute taille à se relever de cette crise et, au-delà, à se projeter dans l’avenir. Par ailleurs, la reprise de l’activité doit inclure toutes les filières du secteur, à savoir les guides, les hôteliers, les restaurateurs, les transporteurs touristiques, les agences de voyages, les artisans … qui subissent, eux aussi, les effets massifs de la crise depuis plus d’une année. En outre, la stratégie de relance du ministère devrait être fondée sur un plan de marketing et de communication, garantissant une meilleure attractivité de la destination Tunisie. Dans ce cadre, Habib Ammar, ministre du Tourisme, a examiné, récemment lors de sa rencontre avec quelques représentants des grands touropérateurs français, l’impact de la décision prise suite à la publication d’un décret spécifique visant la levée des restrictions de voyage aux passagers ayant accompli leur vaccination vers les destinations classées rouges, dont la Tunisie. L’entretien a porté également sur les préalables de reprise du rythme des réservations durant la saison touristique hivernale ou encore de la prochaine saison touristique 2022.

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