Le onze national doit se comporter en rouleau compresseur dans ces éliminatoires s’il veut vraiment impressionner ses supporters. Son seul objectif doit être la tête du classement. Et rien d’autre !

Après-demain, l’équipe nationale de football reprendra du service au terme de deux mois d’inactivité. La reprise sera effectuée à l’occasion du démarrage des éliminatoires de la Coupe du monde, dont les matches s’enchaîneront pendant les prochains mois, plus exactement jusqu’au 14 novembre.

Bien entendu, ce sera dans le cadre de la poule «B» dans laquelle se trouve la Tunisie aux côtés de la Mauritanie, de la Guinée équatoriale et de la Zambie.

Notre onze national fera donc son entrée en lice ce vendredi, à Radès, face à la Guinée équatoriale, un adversaire que nos internationaux connaissent parfaitement. En effet, ils l’ont battu à deux reprises pour le compte des éliminatoires de la CAN  du Cameroun (janvier-février 2022), et ce, à l’aller  (0-1), le 19 novembre 2019, et au retour à Tunis, le 28 mars 2021 (2-1). Et c’est pour cette raison que l’on s’attend à un démarrage  en trombe de la part de notre sélection face à cet interlocuteur aux moyens modestes.

Annoncer la couleur

La Tunisie n’aura d’autre alternative que de dominer de bout en bout la poule «B» pour terminer en tête et figurer parmi le premier chapeau au dernier tour afin d’agrandir ainsi ses chances de qualification à la phase finale de la Coupe du monde.

Du coup, l’objectif primoridal de Mondher Kebaïer et de sa troupe doit être la victoire dans tous les matches à jouer à Tunis ou à l’extérieur. Aucun alibi ne sera accepté avec des adversaires qui, qu’on le veuille ou non, ne sont pas supérieurs à notre équipe nationale.

Frapper un grand coup d’emblée face à la Guinée équatoriale donnera certainement des ailes aux coéquipiers de Ferjani Sassi qui iront croiser le fer avec la Zambie quatre jours plus tard à N’dola. Glaner les six premiers points permettra sûrement d’annoncer la couleur et de prouver que notre sélection est compétitive. A défaut, c’est le doute qui s’emparera des esprits et les choses pourraient se compliquer en conséquence.

Il n’y a pas trente-six mille façons pour rééditer les précédentes qualifications à la phase finale de la Coupe du monde, vécues en 1978, 1998, 2002, 2006, et 2018. Ce la dit bien qu’ aucune des quatre dernières participations n’ait fait vibrer les Tunisiens autant que celle de 1978 qui a tant fait honneur au football et aux footballeurs tunisiens même si les «Aigles de Carthage» n’ont jamais dépassé le premier tour par le passé.

Ils sont presque tous là

Quels seront les moyens de Mondher Kebaïer pour honorer son premier contrat devant les Guinéens ? Eh bien, toutes les conditions favorables ont été mises à la disposition du coach national. Et presque tous les joueurs sélectionnables sont présents dans la liste des stages effectués de la sélection (Mejbri et Rekik ont dû rester en Angleterre) qui ne comprend que quelques joueurs évoluant en Tunisie, en l’occurrence Mohamed Ali Ben Romdhane, ainsi que les trois gardiens de but Ben Mustapha, Jemal et Ben Saïd. Khazri, Msakni, Ben Youssef, Refiaâ, Ben Slimane, Sassi, Maâloul, Kechrida, Meriah, Bronn, Talbi et consorts seront fin prêts pour offrir à la Tunisie la première victoire dans sa nouvelle aventure mondialiste. Mais l’on serait beaucoup mieux rassuré si le onze national parvenait à remporter une deuxième victoire chez les Zambiens. Tout d’abord, il faudra faire montre de beaucoup de métier et «surtout» d’enthousiasme devant les Guinéens afin de lancer un fort message de «dissuasion» pour la suite du parcours.

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