La recherche d’hébergement pour toute l’année s’avère comme un choix pour certains qui veulent commencer une nouvelle étape de vie enrichissante malgré ses avantages et ses inconvénients ! L’essentiel pour eux et elles est que l’année universitaire soit couronnée de réussite…

La rentrée universitaire a déjà démarré depuis le début du mois de septembre dans certaines facultés et universités et les étudiants ont entamé depuis des semaines entières leur recherche comme chaque année, pour certains des maisons ou appartements à louer qui soient de préférence tout près des foyers étatiques ou privés pour d’autres qui vont vivre une nouvelle expérience dans leur vie estudiantine loin de leur famille de leur ville natale.  Les préparatifs pour la rentrée universitaire ont été entamés aussi rapidement, spécialement cette année pour la plupart des étudiants, car à cause de la pandémie qui a influé sur le rythme et les horaires des examens de fin d’année, ce qui ne leur a pas permis d’avoir une petite pause pour se reposer, puisque beaucoup d’étudiants poursuivant leurs études dans certaines universités ont fini leurs examens de l’année mi-juillet.

La colocation est un choix

La recherche de logement ne s’avère pas une affaire facile et exige beaucoup de recherche sur les sites d’annonces et parfois l’aide des parents et des familles qui accompagnent leurs enfants pour les aider à faire le bon choix et trouver un logement habitable, tel le cas de Khawla, inscrite en première année master, à la faculté des Lettres de Sousse, spécialité anglais, qui a supporté la vie dans un foyer étatique pendant trois années successives et tout au long de son parcours de premier cycle dans des conditions très favorables «sauf cette année, puisqu’elle n’a plus le droit d’ y habiter. Elle a entamé sa recherche avec une amie à elle pour trouver un logement en bon état qu’elle va partager avec sa collègue car le loyer est relativement cher avec toutes les dépenses qu’elle devrait payer pour les études et leurs frais». Et de poursuivre : «J’ai commencé ma recherche sur les sites d’annonces et quelques journaux dès que j’ai fini les examens car j’étais trop pressée par le temps parce que nous avons tardé à finir l’année universitaire. Donc, j’ai voulu assurer et réserver dès le début mon logement afin de laisser le temps pour le reste des courses que je devrais faire et m’organiser car l’appartement n’est pas meublé et on devrait toutes les deux s’entraider pour pouvoir passer une année à l’aise et nous concentrer uniquement sur les études. La recherche de foyer n’est pas facile, il a fallu appeler et fixer des rendez-vous pour pouvoir visiter quelques maisons et appartements avant de choisir la meilleure offre et la plus adéquate et c’est grâce, entre autres, à mes parents qui m’ont accompagnée pour faire le bon choix et me décider. On s’est mis d’accord dès le début avec ma copine pour partager le loyer car on sait très bien que ces dernières années, le coût des loyers a beaucoup augmenté», nous explique Khaoula.

Une séparation chargée d’émotions pour les parents

Cette situation n’épargne pas les parents qui se montrent parfois inquiets pour leurs enfants qui s’éloignent pour la première fois de leur cocon familial pour poursuivre leurs études dans des villes ou des régions lointaines. Le chauffeur de taxi Mounir partage son inquiétude quant à l’affectation de son fils bachelier qui devrait poursuivre ses études en première année informatique dans la région de Djerba.

Ce dernier, content quand même d’entamer une expérience aussi intéressante et enrichissante, ne se soucie pas trop de cette nouvelle situation car il va se sentir entouré tout d’abord de nouveaux amis avec lesquels il peut nouer des relations amicales, et en plus il aura l’occasion de découvrir une nouvelle vie, une nouvelle ville et se sentir enthousiaste pour entamer une nouvelle étape de sa vie universitaire.

Malgré tout, son père a décidé de ramener toute la famille pour passer trois jours dans la ville de Djerba afin de s’assurer que tout est en ordre et en profiter par la même occasion pour passer quelques jours de vacances avec toute la famille composée de quatre personnes.

Une nouvelle expérience de vie

Adem, un nouveau bachelier lui aussi, a hésité au début entre choisir un logement à Sousse, ou faire l’aller-retour au quotidien entre Sousse et Monastir, puisque sa faculté de gestion et finance est située à Sousse. Finalement, pour éviter ces allers-retours fatigants pour lui, il a voulu essayer la vie en solo qui lui apprendra tant de choses : «J’ai opté finalement pour la recherche d’un petit studio à 250 dinars, plus ou moins proche de la faculté et de vivre pour la première fois une telle expérience qui m’apprendra beaucoup. A un certain moment de la vie, quand on devient adulte, on doit accepter la séparation et s’éloigner du foyer familial», conclut Adam.

Si certains sont obligés de quitter leur foyer familial avec tous ces inconvénients, d’autres vivent la galère, car ils devraient faire des allers-retours harassants pour pouvoir assister aux heures de cours du matin. Ahmed, qui poursuit ses études à l’Istic (Borj Cedria) et qui habite à La Manouba s’est habitué depuis deux années à faire chaque jour les allers-retours afin d’éviter de vivre dans des foyers qu’ils soient étatiques ou privés dont les conditions ne sont guère confortables.

Vivre en solo, ou en colocation, avec la famille en s’obligeant de faire les allers-retours au quotidien, dans sa ville natale ou dans une autre ville… cette nouvelle expérience pour les étudiants a évidemment ses avantages et ses inconvénients, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle les aide à bien grandir et entamer une vie d’adulte responsable.

Idem pour tous ceux et celles qui ont choisi de poursuivre leurs études carrément à l’étranger ! Bon vent pour tout le monde !

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