Raisonner la politique de recrutement des joueurs étrangers est vivement recommandé à tous les responsables de nos clubs.

Nous n’avons guère cessé d’attirer l’attention des responsables de nos clubs quant à leur politique de recrutement des joueurs étrangers.

Les bourdes commises et leurs conséquences ont lourdement pénalisé plusieurs de nos clubs qui se sont vus sévèrement «punis» par la Fifa suite à leur très mauvaise gestion des dossiers de recrutement.

Leur course frénétique derrière le renforcement des rangs de leurs équipes s’est souvent avérée sans résultat positif notable qui justifie cette ruée aveugle. Le CAB, l’Olympique de Béja, le Club Africain, l’Espérance (aujourd’hui), ainsi que d’autres clubs tunisiens défaillants et très mal assistés juridiquement ont fait les frais de leurs approches administratives hasardeuses qui font «naïvement» fi des réglementations internationales.

Lesquelles réglementations priment sur celles locales et le fait de ne pas s’y soumettre expose les clubs et leur pays aux scandales et à la mauvaise réputation. A ce propos, on croit savoir que la Tunisie figure en tête de la liste des pays à problèmes plusieurs fois assignés par-devant le TAS (Tribunal arbitral du sport) en Suisse.

Arrêtons l’hémorragie

En fait, le jeu n’en vaut pas la chandelle car cette course folle derrière le prétendu «oiseau rare» ne rime à rien.

Notre championnat est meurtri pour plusieurs raisons, et ce ne sont pas les nouvelles recrues qui vont le booster et contribuer à redorer son blason de la belle époque.

Les recrutements ‘‘bidons’’ contractés par nos clubs n’ont pas abouti à grand-chose dans la majorité des cas sauf par de rares coups de filet qui sont des exceptions qui confirment la règle. Beaucoup d’argent a été dilapidé dans des opérations de recrutement infructueuses effectuées au détriment de l’éclosion de nos jeunes talents, dont les antichambres de tous nos clubs regorgent. Pourquoi tout cela, surtout en ces temps durs par lesquels passe notre pays ? Franchement, il est grand temps que les responsables de nos clubs s’assagissent et reconsidèrent leurs choix stratégiques dans l’intérêt de leurs trésoreries et particulièrement afin de permettre aux jeunes d’éclore et de laisser leur talent s’exprimer.

Une période d’attente et de renoncement au recrutement serait bénéfique à tout le monde.

Rappelons dans ce contexte que quand la Tunisie s’était illustrée en 1978 et lors des années précédentes, les joueurs étrangers (tous amateurs) se comptaient sur les doigts d’une seule main. Retenons les leçons, bon sang !

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