Un thriller dans le monde de l’aviation, la facture visuelle est attachante, le scénario aussi… Encore une tentative du cinéma français pour se faire une place aux côtés du genre dominé par Hollywood.

Crash d’avion, boîte noire falsifiée, une enquête parsemée de mystères… Voici le genre… Un thriller paranoïaque écrit et réalisé avec une facture des plus porteuses de frissons.

Le réalisateur de ce film est Français, Yann Gozlan, une occasion de voir où en est le cinéma français qui essaie de concurrencer le cinéma américain dans ce genre de film commercial suivi par un grand public.

Parce qu’à tout prendre après moult tentatives asiatiques et russes pour faire dans le thriller, toutes catégories confondues, il n’y a, à notre avis, que le cinéma français qui s’approche le plus de la barre placée très haut par Hollywwod. Yann Gozlan, le réalisateur de «la Boîte noire», qui a quitté ses études d’économie pour se consacrer au cinéma d’action, n’en est pas à sa première expérience.

Après «Captifs», «Un homme Idéal» et «Burn Out» qui ont fait recette en France et satisfait les producteurs dont il fait partie, il revient avec ce film qui ne change pas une facture de fabrication qui gagne avec, à l’affiche, André Dussolier pour donner le ton grave au film et représenter les autorités inquiétées, Pierre Niney et Lou De Laâge peu connus du grand public .

Voici le synopsis : «Que s’est-il passé à bord du vol Dubaï-Paris avant son crash dans le massif alpin ? Technicien au BEA, autorité responsable des enquêtes de sécurité dans l’aviation civile, Mathieu Vasseur est propulsé enquêteur en chef sur une catastrophe aérienne sans précédent. Erreur de pilotage ? Défaillance technique ? Acte terroriste ? L’analyse minutieuse des boîtes noires va pousser Mathieu à mener en secret sa propre investigation. Il ignore encore jusqu’où va le mener sa quête de vérité».

Ce qui est intéressant dans ce film, qui cultive honorablement le suspense cinématographique, c’est qu’il nous fait découvrir un autre univers. Celui du son… Un univers peu connu chez «monsieur Tout-le-monde» dont les conduits auditifs sont bombardés tous les jours par les mêmes ondes sonores. Mais les vrais sons du monde sont à peine audibles. Si on tend l’oreille, ils viendront à nous. Ce film nous donne à voir la manière dont il faut déchiffrer les sons du monde pour pouvoir trouver les vraies causes de ce crash, et c’est une vraie découverte. D’ailleurs l’écriture sonore du film est impactée par ce concept.

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Charger plus par Salem Trabelsi
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