Son travail est «aussi une proposition toute tendue vers la résurrection de ces fantômes du passé qui n’ont jamais fini de nous habiter».


Photographe et réalisateur de films documentaires, Belhassen Handous pratique la photographie argentique depuis plus de 20 ans. Son premier long-métrage documentaire «Hecho en Casa», réalisé en 2014, a été projeté dans plusieurs festivals. En ce moment, il travaille sur son deuxième film documentaire “On The Hill”.

Il exposera, à partir du 15  octobre au Central de Tunis, une série de photos, de vidéos, et d’archives pour figurer la mémoire lacérée d’un petit quartier au cœur de la Goulette… Intitulé «La Syncope du Mérou», son travail est « aussi une proposition toute tendue vers la résurrection de ces fantômes du passé qui n’ont jamais fini de nous habiter», lit-on dans un texte introductif. Une restitution de la mémoire où dialogueraient le présent et l’histoire, une anthologie «des esthétiques et politiques sur la manière d’articuler mémoire individuelle et mémoire collective, sur les dualités espace/ lieu et mémoire/ souvenir».

Situé en plein cœur de Tunis, alors que la majorité des galeries se concentrent essentiellement dans la banlieue nord de Tunis, le Central propose, depuis sa création en 2018, un art décloisonné et ouvert.  L’idée étant de rendre l’art plus accessible géographiquement mais aussi financièrement, et de faire vivre aux visiteurs une expérience artistique et intellectuelle dans une dynamique ludique et interactive et d’aborder des sujets importants qui parleraient à tout le monde.

L’exposition de Belhasan Handous, qui inaugure la saison artistique du Central, est à ne surtout pas rater.

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