En dépit de la mobilisation citoyenne, les autorités publiques et les parties prenantes ne mesurent pas la portée de la catastrophe


Suite à la fermeture de la décharge de Aguereb au gouvernorat de Sfax, en raison de sa mauvaise gestion, sa menace pour l’environnement et pour la santé ainsi que la saturation de ses capacités de réception des déchets générés par les différentes délégations de la région, la Ville de Sfax croule sous les ordures depuis plusieurs jours.

Pour mieux gérer et surmonter ce problème qui devient récurrent, l’Etat devrait prendre les mesures nécessaires et se préparer en amont, mais rien ne filtre jusqu’à présent.

Face à cette situation lamentable, les citoyens de la région de Sfax expriment leur mécontentement envers ce manque de respect et de  sérieux dans le traitement de ce dossier par le ministère de l’Environnement et les municipalités concernées, surtout que ce problème ne date pas d’hier —

la décision de la fermeture de cette décharge a été prise depuis 2019, en ignorant les dangers qui menacent l’environnement —, en plus de l’absence de coordination entre les autorités de tutelle et l’Agence nationale de gestion des déchets, d’une part, et les communes de la région, d’autre part, sur les modalités du transfert de la décharge précitée. Ils appellent notamment toutes les parties prenantes à interagir davantage et à accélérer la prise des mesures nécessaires pour surmonter ce problème récurrent qui empoisonne la vie des habitants, surtout que les bassins ont déjà atteint leur capacité maximale d’accueil des déchets provenant des différentes délégations de Sfax.

La préparation d’un bassin supplémentaire, la création d’une nouvelle unité de traitement et de valorisation des déchets avant la fermeture de la décharge de Aguereb et la coordination entre les différents acteurs doivent être prises en considération pour répondre à ce problème épineux, surtout que Sfax  collecte quotidiennement 300 t d’ordures ménagères.

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Un commentaire

  1. Maghzaoui

    03/10/2021 à 21:34

    Cela fait 65 ans que la souffrance des Tunisiens due à la saleté des villes dure. Franchement, de mon vivant je n’ai jamais vu une grande ville ou petite ville propre en Tunisie, et elles le ne seront jamais tans que l’incivilité est incrustée dans la cervelle du citoyen.

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