Creuset de cultures diverses et carrefour de civilisations, le Centre culturel international de Hammamet (Ccih) s’illustre, en proposant à son public une large variété d’initiatives afin de lui apporter un peu de gaieté dans un quotidien dégradé par la situation sanitaire actuelle.


Le retour à la vie «normale» va bien finir par arriver. La fin de la pandémie du covid-19 sera marquée par une période festive et une nouvelle ruée vers la culture et l’art.

Les artistes ont travaillé, pensé, créé. Ils vont pouvoir montrer leurs œuvres, lancer leurs musiques et montrer leurs talents. Ils expriment aujourd’hui une fureur de vivre et une envie de fête. C’est dans ce cadre que le Centre culturel international de Hammamet a décidé d’ouvrir ses portes au public du 1er octobre au 31 décembre 2021 en organisant les rencontres culturelles et artistiques de Hammamet… ‘‘Le désir de vivre”.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la relance de la vie culturelle et artistique en Tunisie, suite, à l’origine, de l’arrêt de toutes les manifestations culturelles, dont le Festival international de Hammamet. Et c’est dans une dynamique de reprise, et conformément au rôle qui lui a été toujours conféré en tant qu’institution de soutien et de promotion de la création culturelle et artistique que le Centre culturel international de Hammamet a pris l’initiative d’organiser cette manifestation exceptionnelle qui célèbre la culture et la création en offrant aux artistes tunisiens, toutes expressions artistiques confondues, l’opportunité de se produire à Dar Sebastian, aux jardins du Centre culturel international de Hammamet, au Complexe culturel Néapolis et au Fort de Hammamet. 

La programmation réunit des talents à découvrir et met en valeur la musique, la chorégraphie, la poésie, le théâtre, l’art plastique …

Dans le monde des arts et de la culture, les résidences d’artistes sont considérées comme essentielles à la création. Plusieurs projets ont vu le jour grâce à ces séjours de développement culturel. C’est le chemin tracé par le centre Culturel international de Hammamet qui organise deux résidences artistiques. La première de Maher Jalal, «Harf Yajour», s’est déroulée du 25 au 30 septembre et la seconde, un spectacle musical intitulé «Synfoniya», du 30 septembre au 4 octobre.    

Le Ccih fera vivre à ses visiteurs de beaux jours musicaux avec plus d’une dizaine d’artistes à l’affiche. De Nawel Ghachem, en passant par Dorsaf Hemdani, Noureddine Béji, Adnane Chaouachi, et bien d’autres chanteurs, les concerts musicaux permettront de voguer à travers les répertoires classique, romantique, et les croisements que peut inspirer la musique tunisienne.

En accordant une grande place à la création, les rencontres chorégraphiques souhaitent révéler la nouvelle génération de chorégraphes contemporains, et inscrire ce projet au cœur de Dar Sébastian pour générer un dialogue autour d’une scène artistique contemporaine où les artistes se font l’écho du présent avec deux spectacles : «Hammamet en fête» et «Tanfissa».

Une soirée poétique intitulée «Le désir de vivre» rendra un hommage au grand poète tunisien, Abou Kacem Chebbi. Le public se laissera aller par les beaux vers de ce poète qui a marqué à l’encre fort la littérature tunisienne. Animée par Jamel Jelassi, cette soirée réunira, le 9 octobre, des talents poétiques divers : féminins et masculins, représentant différentes générations, dont Fadhlia Chebbi, Adam Fethi, Amna Louzir, Zied Abdelkader et Raim Jemai. Au programme du théâtre durant ces rencontres culturelles, le spectacle «Marché noir» qui ouvre le bal à Dar Sebastian. Les neuf autres représentations se poursuivent au centre culturel Néapolis à Nabeul. Ce sera une occasion pour les troupes de se frotter entre elles. Tout cela pour faire de cette édition une réussite totale, surtout que le public aura droit à des spectacles concoctés par Najoua Miled, Nizar Saïdi, Dalila Meftahi et Slim Sanhaji. 

Le beau temps, la soif de rencontrer des gens et de faire la fête, que d’ingrédients indispensables pour la réussite de ces rencontres avec au programme deux spectacles d’animation non-stop le 5 novembre, à 15h00, au centre culturel Néapolis de Nabeul: «Le chevalier de la Médina» du Ayed Maakel et «Pantaloni se promène» de Farès Afif. Les ateliers de chorégraphie, marionnettes et théâtre sont animés par des artistes professionnels. Ce professionnalisme leur permet de proposer des techniques assez variées pour que chaque participant puisse accéder à une expression personnelle, au plaisir de la création, et s’ouvre au monde de l’art. Les participants accèdent à des moyens d’expression nouveaux et se révèlent souvent de véritables artistes. L’atelier chorégraphique du 11 au 13 novembre 2021 est un lieu où se côtoient artistes et publics, et amateurs du monde de la danse, dans une démarche pédagogique, créative et artistique. L’atelier de marionnettes, animé par Mohieddine Ben Abdallah, les 6 et 7 novembre, se spécialise dans la fabrication et la manipulation de marionnettes à gaine, à tiges, à tringle ou sur table, et permet à chacun d’en explorer toutes les ressources.

Quant à l’atelier de théâtre, animé par Wahid Adjmi, il aura lieu les 5, 6 et 7 novembre, et essaie de stimuler le corps, la voix et l’imaginaire tout en travaillant la technique de l’improvisation. Les rencontres avec les artistes peuvent prendre des formes diverses. Elles permettent au public d’échanger sur un spectacle, d’éclaircir leur regard sur le théâtre, d’écouter la parole d’un artiste, metteur en scène, comédien ou auteur. Ainsi, la première rencontre, animée par Wahid Ajmi, aura lieu avec l’homme de théâtre Ismail Bouslama au complexe culturel Néapolis, à Nabeul, et intitulée «Ismail aux yeux de ses amis». «La pratique artistique en Tunisie entre esthétique et citoyenneté», thème du 2 deuxième débat, conçu et présenté par Hichem Massoud, Taoufik Djebali, Jalila Baccar, Hatem Tlili Mahmoudi, Sihem Akil Ben Chabane et Olfa Daoud, se tiendra les 19 et 20 novembre à Dar Sebastian. «L’art plastique en Tunisie : origine et évolution» se tiendra le 27 novembre, et Faouzia Hicheri et Ali Znaïdi parleront de leur expérience artistique le 25 décembre pour conclure ces rencontres.

Rencontres avec l’art contemporain, c’est d’abord une exposition qui présente l’artiste comme penseur, chercheur et acteur social. L’art contemporain est un langage qui a la particularité d’être ancré dans la réalité d’aujourd’hui. Il questionne, interroge, réfléchit et propose un regard critique sur lui-même et la société. Rencontres avec l’art contemporain, c’est aussi une programmation d’activités artistiques et des rencontres avec les artistes. Ainsi, le public sera convié à trois expositions : Sadok Gmach du 14 au 27 novembre, l’Américaine Johan du 2 au 17 décembre, et Faouzia Hicheri du 24 décembre au 15 janvier 2022.     

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