En attendant la CAN des garçons, le Mondial des filles, la levée du huis clos et… les élections de la fédération, on maintient l’espoir d’un retour à la normale.


En pleine période de disette et d’incertitudes, cloué au pilori, le handball tunisien a prouvé à ceux qui l’ont enterré vivant qu’il a la peau dure, qu’il peut attraper n’importe quel virus, n’importe quelle maladie sans que ses jours soient comptés. Il n’y a pas mieux que cette fraîche illustration : il fut le premier sport collectif à avoir repris récemment les compétitions nationales des deux sexes. Aux yeux de ceux qui n’y croyaient plus, le retour à la normale relevait tout simplement de l’utopie, sauf que, quelque part, on ne  fredonnait pas le même air, en s’armant de patience et de sagesse, en se cramponnant à l’espoir, alors fugace, de revenir au parquet du jeu. C’est maintenant chose faite. En ce sens que si les mâles ont déjà expédié, en l’espace de… quatre jours, deux journées du play-off, les femelles, elles aussi pressées, ont, à leur tour, bouffé du hand, en liquidant, le dernier week- end, la finale du championnat et celle de la Coupe de la Ligue.

Retour des sélections

Dans la foulée, la joie des retrouvailles handballistiques s’est emparée des équipes nationales après de longs mois de sommeil. C’est ainsi que la sélection masculine senior, qui avait disparu de la circulation, a repris, lundi, le chemin des entraînements en prévision de la prochaine CAN (Maroc, 3-13 janvier 2022),tout comme son homologue féminine des seniors qui, après un premier rassemblement à Hammamet, s’est envolée, avant-hier, pour la France pour un stage entrecoupé de tests amicaux, et ce, dans le cadre de la préparation du  Mondial (Espagne, 13-28 décembre 2021). Le tout en attendant la reprise, prévue à la fin du mois en cours, des compétitions des jeunes et des divisions inférieures.

En somme, le décor se replante un peu partout dans nos salles où sévissent encore les restrictions de… l’implacable protocole sanitaire dictées par une pandémie désormais essoufflée et presque battue. D’où ce beau, très beau souhait :  la levée du huis clos pour que le public, si longtemps frustré, remplisse, de nouveau, les gradins. 

Entre-temps, persiste l’autre énigme, à savoir les élections de la fédération. Une énigme si têtue que nul ne sait quand et où le scrutin se déroulera. C’est que l’IHF (Fédération internationale de handball) ne s’est pas encore prononcée, depuis qu’elle fut sollicitée, il y a plus d’un mois, par la plainte d’un candidat ayant interjeté appel contre le rejet, par la commission indépendante des élections, du dossier de sa liste.

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