La stratégie de formation si chère à Kamel Romani commence à porter ses fruits, plus tôt que prévu. Rassurant pour l’avenir.

Si les volcans du Vésuve et de l’Etna se sont tus en Italie, le nôtre, celui de l’ASFSahel, est désormais en éruption. Les dégâts qu’il a causés sont jusqu’à présent considérables. Nous en étions témoins, dimanche dernier, à l’occasion de la finale de la Coupe de la Ligue qui s’est déroulée à la salle Bellamine (ex-Gorjani). Ce jour-là, on attendait l’autre finaliste, en l’occurrence El Menzah Sports, et d’aucuns prévoyaient une raclée pour les petites et frêles Saheliennes que presque personne ne connaissait.  C’est que celles-ci ne se sont pas contentées de se défendre bec et ongles, comme le font les équipes modestes qui n’ont généralement que leur courage à opposer. Non, il s’est vite avéré qu’elles étaient venues de leur Sousse natale pour faire mieux : gagner. Et, finalement, elles ont eu le dernier mot, au terme d’un match d’une rare intensité ayant nécessité le recours aux prolongations. Tenir tête aussi longtemps à un adversaire qui lui est supérieur, avant de le battre, c’est réellement un grand exploit qui a pris au dépourvu les observateurs les plus avertis. Il faut le faire !

Inusable Kamel Romani 

Cet exploit retentissant, toutes les composantes de l’ASFSahel doivent s’en féliciter, le président du club en premier lieu. Pourquoi lui précisément ? Tout simplement, car, dans les milieux handballistiques du pays, tout le monde vous martèle ceci :qui dit ASFS, dit Kamel Romani.

Et c’est vrai, parce que ce sacre de la Coupe de la Ligue lui est étroitement lié. En effet, on sait que cet homme des défis qui avait, par le passé, gagné pratiquement tous ses  paris, a adopté, ces dernières années, un profil bas, en se consacrant, corps et âme, au travail de base au détriment des résultats. Il est vrai, faut-il le rappeler, que l’empire qu’il avait bâti les années 90 avait depuis tout raflé (doublés à gogo, titre arabe…) jusqu’à pulvériser des records de sacres.

Comblé de gloire,repu, le club de la perle du Sahel n’avait pour ainsi dire plus rien à prouver. C’est justement imbu de cette conviction que K. Romani s’est offert une pause pour faire, alors, parler sa philosophie, sa vision prospective qu’on lui connaît, à savoir la détection et l’éclosion d’une nouvelle génération de joueuses pétries de qualités, sérieuses et surtout, comme il l’a toujours exigé, fort disciplinées. Le voici, aujourd’hui, encore une fois gagnant et royalement récompensé…

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