Un évènement écologique majeur qui met en avant l’engagement professionnel de mieux repenser l’enjeu environnemental, en tant qu’objectif transversal intégré dans la politique sectorielle du développement.


C’était avant-hier que le salon Pollutec 2021, activateur de la transition écologique, a ouvert ses portes à des milliers d’exposants, d’investisseurs et de visiteurs, du 12 au 15 de ce mois à Eurexpo-Lyon, en France, où la Tunisie est l’invitée d’honneur. Y prennent également part plus de 2.000 exposants venus de 130 pays, afin d’apporter de nouvelles techniques de gestion et de solutions innovantes aux questions de l’environnement et du développement durable.

Alexis de Gérard, directeur du salon a présidé, hier matin, l’inauguration de cette 29e édition du Pollutec, un évènement écologique majeur qui met en avant l’engagement professionnel de mieux repenser l’enjeu environnemental, en tant qu’objectif transversal intégré dans la politique sectorielle du développement. Dans son mot d’accueil, le responsable français avait tant misé sur la portée de ce salon et son apport à la dynamique écologique. Il a aussi fait valoir le choix de la Tunisie comme invitée d’honneur du salon, compte tenu de l’importance de ses enjeux environnementaux en matière de gestion des ressources en eau et de traitement des déchets.

Cap sur l’économie verte

Après deux ans de rupture, à cause d’une épidémie qui a tout mis à l’arrêt, le salon semble retrouver, cette année, son éclat d’antan et renouer avec ses partenaires traditionnels. C’est qu’une véritable dynamique d’affaires et d’échange a bien  marqué des coups. Aux pavillons, le concept environnement revêt de multiples dimensions technologique, économique et sociale. Et la transition écologique s’impose, plus que jamais, comme un choix incontournable. L’économie verte n’est plus une simple alternative, elle demeure un gage de résilience aux impacts des changements climatiques. Hier, l’Eurexpo-Lyon s’est, véritablement, transformé en un marché d’engins et d’équipements écologiques intelligents et novateurs, porteurs de solutions à des problématiques environnementales diverses. 450  conférences thématiques au programme, une série de démonstrations, des écrans géants diffusant des vidéos de promotion et de marketing en boucle.

Un motif de fierté

Le choix porté sur notre pays, comme hôte d’honneur à cette édition Pollutec, n’est guère arbitraire, eu égard à ses efforts écologiques déployés, notamment, dans la gestion des ressources hydriques, le traitement et la valorisation des déchets. Soit toute une politique d’Etat multisectorielle qui s’inscrit dans la perspective de concrétisation des Objectifs du développement durable (ODD), d’ici à 2030. De quoi réjouir Chokri Nsib, conseiller auprès du ministre de l’Environnement et chef d’orchestre de la participation tunisienne à ce salon. « Il s’agit là d’une des plus grandes manifestations internationales qui réunit tous les intervenants dans le domaine de l’assainissement, de la valorisation des déchets, la gestion des eaux, l’efficacité énergétique, l’économie verte, les énergies renouvelables, la protection de la mer et du littoral et bien d’autres thématiques non des moindres », estime-t-il. Et le fait de voir consacrer à notre pays, souligne-t-il, un pavillon de 80 m2, est une marque d’estime pour son savoir-faire et l’expérience qu’il a acquise au fil des années. Et d’ajouter que la présence aujourd’hui de sept start-up tunisiennes sur un espace de 72 m2 fourni par le Cepex (Centre de promotion des exportations) n’est qu’un motif de fierté.

Contacts d’affaires Be to Be

Certes, ce statut privilégié dédié à la Tunisie offrira au secteur public et celui privé la possibilité de bien s’exposer et s’exporter sur de nouveaux marchés étrangers. En fait, l’Anged (Agence nationale de gestion des déchets), l’Anme, la Sonede, la Steg, l’Onas, l’Apal, viennent de présenter leurs plans d’action en cours et leurs projets d’avenir en matière de protection de l’environnement. Au Forum Afrique, mitoyen du pavillon tunisien, Mondher Bousnina, président de l’Instance de Prospection et d’Accompagnement du Processus Décentralisé (Ipapd) a bien parlé du rôle de la décentralisation dans la transition environnementale en Tunisie. Mehdi Belhaj, directeur à l’Apal (Agence de protection et d’aménagement du littoral), avait souligné l’impératif réaménagement de 80% de nos plages sur des côtes longues de plus de 1.300 km. Il a mis en valeur les chantiers en cours de réalisation pour lutter contre l’érosion des plages et les changements climatiques.

En marge de Pollutec 2021, des rencontres d’affaires « B to B », où il est opportun d’établir des liens et des contacts avec des investisseurs français et étrangers opérant dans le domaine. Mardi, le salon a fêté la Journée de la Tunisie, où aura lieu l’inauguration du pavillon tunisien. Nous y reviendrons.

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