Ce n’est pas un biopic, c’est librement inspiré de faits réels. C’est ainsi qu’il est présenté : « Eiffel » de Martin Bourboulon est sorti dans les salles tunisiennes et françaises le 13 octobre, distribué par Pathé BC Afrique. Le long métrage nous éclaire sur la conception / construction de la Tour Eiffel par Gustave Eiffel et son histoire d’amour en dents de scie, vécue simultanément.

Venant tout juste de terminer sa collaboration sur la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière. Le gouvernement français veut qu’il crée quelque chose de spectaculaire pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, mais Gustave Eiffel ne s’intéresse qu’au projet du métropolitain. Tout bascule lorsqu’il recroise son amour de jeunesse. Leur relation interdite l’inspire à changer l’horizon de Paris pour toujours. A l’affiche Romain Duris, dans le rôle principal, Emma Mackey campe son amoureuse « Adrienne Bourgès », tiraillée entre deux hommes, et Pierre Deladonchamps dans le rôle de l’ami de Gustave « Antoine Restac », et le mari officiel de cette dernière. Un triangle amoureux et des liaisons interdites ont émané autour de la création de ce monument, tout aussi imposant et dans l’air du temps depuis 1889.

Le film nous plonge dans le Paris industrialisé de la fin du XIXe siècle. Le siècle industriel qui bat son plein, bouleverse l’économie, appauvrit ou enrichit les citoyens à travers le monde. A coups d’effets spéciaux, le film montre, par étapes, la genèse de la Tour Eiffel et on en sort avec l’impression d’avoir appris des faits évidents, réels mais qui restent méconnus.

« Eiffel » de Martin Bourboulon n’est pas un biopic ficelé et classique, et n’est pas non plus un documentaire. Le film est romancé, narré autrement à un public assoiffé d’en savoir davantage. De la réalité à la fiction, les scénaristes ont eu carte blanche et de la réalité à la fiction montrée sur grand écran, il y a un océan d’informations à préciser d’emblée.

Bien que ce film ne soit pas un « biopic » et encore moins un documentaire, l’équipe du film s’est attachée à rester dans une réalité historique la plus juste possible et la plus factuelle. Des centaines de documents ont été étudiés, des historiens ont été consultés afin d’avoir une base réaliste des évènements entourant la vie de Gustave Eiffel. Des documents qui attestent que ce dernier a bien vécu une grande histoire d’amour passionnée avec Adrienne Bourgès quand il construisait «La Passerelle St-Jean» à Bordeaux. Il avait alors 28 ans et elle 18 au moment de leur rencontre. Alors qu’un mariage était annoncé, il fut annulé sur décision des parents d’Adrienne. Pendant la préparation de l’Exposition Universelle de 1889, Gustave refuse le projet de la tour métallique proposée par ses ingénieurs. Malgré leur insistance, il ne veut pas en entendre parler. Néanmoins, il finira par changer d’avis sans explication et se lancer dans le projet fou d’une tour de 300m en plein Paris, quitte à hypothéquer tous ses biens pour mener le projet jusqu’au bout. Le présupposé du film est donc que les destins de Gustave et d’Adrienne se sont à nouveau croisés à ce moment-là. Est-ce vrai ? Est-ce de la fiction ? Comme nous savions que Gustave et Adrienne s’étaient revus puisque le fils de Gustave, Edouard Eiffel, épousera la nièce d’Adrienne, Marie-Louise Bourgès, il était facile d’imaginer que leurs retrouvailles aient pu avoir lieu en 1886… Nous n’avons aucun moyen de le savoir, mais cela reste pour nous la seule interprétation possible de ce changement abrupt de la part d’Eiffel. Des précisions utiles afin de ne pas s’emmêler les pinceaux entre réel et fictif, communiqué bien avant la sortie officielle du film.

Pathé BC Afrique, distributrice de « Eiffel », est une société de distribution de films en Afrique, dont l’activité a commencé en octobre 2020. Elle distribue un line-up composé de films en provenance de divers éditeurs de films, studios américains, distributeurs français ainsi que de vendeurs internationaux dans les pays suivants : Maroc, Tunisie, Algérie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Madagascar, Togo, Burkina Faso, Tchad, République Démocratique du Congo, Djibouti, Gabon, Bénin, Niger, Guinée et Congo.

Cette société est le fruit d’une association entre le groupe Pathé, du producteur franco-tunisien Wassim Beji, fondateur et dirigeant de WY Productions, et de Jean-François Camilleri, actuel président d’Echo Studio, ancien président de The « Walt Disney Company France », Benelux, Maghreb et Afrique francophone et fondateur de Disney Nature. 

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