Face à la montée vertigineuse, jamais enregistrée, des prix des produits alimentaires de première nécessité, principalement les fruits et les légumes, et au doublement des infractions économiques au cours du mois de septembre, en comparaison du  mois d’août dernier, l’on se demande que peut faire de concret le gouvernement Nejla Bouden dans l’objectif de pousser les spéculateurs à changer de comportement, de maîtriser les circuits de distribution en s’opposant à toutes les manœuvres visant à imposer les prix comme le veulent les propriétaires des entrepôts frigorifiques anarchiques échappant à tout contrôle de la part du ministère du Commerce et, enfin, dans le but de pousser à une prise de conscience citoyenne générale dans le sens de boycotter les spéculateurs et de tourner le dos aux produits dont les  prix ne sont pas à la portée des bourses moyennes.

Certes, les autorités, dont en premier lieu le Président de la République Kaïs Saïed, n’ont manqué aucune opportunité, bien avant le déclenchement de la dynamique du 25 juillet 2021 — faut-il le rappeler — de condamner les pratiques spéculatives et d’appeler à ce que les contrevenants soient réprimandés sévèrement, conformément à la loi en vigueur, la finalité recherchée étant que le citoyen-consommateur retrouve sa confiance en la capacité de l’Etat, via ses structures de contrôle et de sanction des fauteurs, à agir sur les prix et à moraliser le secteur du commerce intérieur.

Et c’est bien dans cet esprit que le ministère du Commerce a lancé le vendredi 15 octobre, en application des directives présidentielles lors de la première réunion du Conseil des ministres du gouvernement Bouden, de fixer les prix de certains produits comme le lui autorise la loi, un programme urgent spécifique de contrôle dans le secteur des fruits et légumes.

Articulé sur cinq axes, le communiqué publié par le ministère a pour objectif, notamment, de libérer les producteurs, c’est-à-dire les agriculteurs, de l’emprise qu’exercent sur eux les intermédiaires en les obligeant à leur céder leurs productions aux prix qu’ils leur imposent.

Il est permis d’attendre que d’autres mesures relatives à la réorganisation des activités au sein des marchés de gros et à un contrôle spécifique et plus efficace des entrepôts frigorifiques des produits agricoles pourraient contribuer à l’atténuation, dans une première étape, des opérations de spéculation sur la voie de l’éradication définitive des dépassements et des dérives.

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