Le retour inespéré de la distribution de l’huile subventionnée dans les 950 points de vente en gros agréés par l’Etat présente un faible quota de quantités importées évaluées à 9.000 t et reste loin des objectifs traditionnels.


Le retour tant annoncé sur les étals de l’huile subventionnée tarde à se manifester du moins dans les points de vente de la capitale au centre-ville. Que ce soit au marché central de Tunis, dans les épiceries environnantes, il n’y a pas la fameuse «zit el hakem» qui s’écoule à 900 millimes le litre. Cette denrée de base vient à manquer cruellement depuis un mois, tout comme le sucre en vrac qui a disparu des rayons des supermarchés et des épiceries pour lui substituer le seul sucre empaqueté en morceaux, vendu à près de 2 dinars le kilo. L’étalage vide d’un rayon de supermarché désigne néanmoins par une étiquette le prix d’un kilogramme de sucre blanc à 1,520 Dinars. Pour ce qui est de l’huile, il y a bien plus cher mais pas moins cher que l’huile subventionnée avec le litre d’huile végétale à compter de quatre dinars sans parler de l’huile d’olive ou de l’huile enrichie en Oméga 3 (8,5 D le litre) devenue inaccessible par les temps qui courent. Un petit marchand de fruits au marché central, interrogé sur les raisons de l’absence d’huile subventionnée qui tarde à faire son retour, fait la grise mine : «Depuis le temps qu’on a supprimé l’un des espaces les plus animés du marché, il laisse place à la disette». En effet, depuis au moins deux ans, un espace à l’angle du marché destiné à la commercialisation à bas prix de l’huile subventionnée pour les souches pauvres de la population, qu’on appelle «zit ezzaweli», végète dans l’indifférence totale sans qu’on prenne une résolution afin de le «faire renaitre de ses cendres».

 

De son côté, la Confédération des entreprises citoyennes (Conect), par la voix de Jamel El Oref, trésorier du Groupement professionnel des conditionneurs de l’huile alimentaire subventionnée, assure que la distribution de ladite huile a commencé hier mardi dans la matinée dans 1.700 points de vente en gros pour un total de 9.000 tonnes. On lui a demandé de donner les derniers développements à l’échelle nationale de la nouvelle distribution de l’huile alimentaire subventionnée : « Il y a 1.700 points de vente en gros dont 950 qui sont agréés par l’Office national de l’huile et qui opèrent avec des codes d’achat relevant du ministère du Commerce».  Cependant l’objectif traditionnel de 15.000 tonnes importées et donc distribuées à l’échelle nationale n’est pas atteint depuis trois ans puisqu’on parle d’un quota réel de 9.000 t, soit un peu plus de la moitié que d’habitude. Le manque de ressources financières et le manque d’appui aux subventions par l’Etat sont parmi les causes des défaillances et des obstacles entrevus».

Le sucre en poudre, quant à lui, devrait refaire surface dans les épiceries d’ici demain, croit-on savoir par la voix des épiciers sondés sur place qui disent être spectateurs au jour le jour de ce qui peut survenir et ne pas se produire pour mieux réguler la commercialisation des produits alimentaires de base. Pour rappel la tendance baissière des importations de l’huile compensée par les caisses de l’Etat, depuis 2018, marque un changement au niveau de la politique des subventions alimentaires.

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