• Les députés européens exhortent les autorités à lancer un dialogue national inclusif avec la participation de la société civile

• L’Union européenne appelée à poursuivre les programmes qui soutiennent directement les citoyens tunisiens et à renforcer l’aide où c’est nécessaire

Finalement, les députés du Parlement européen ont avalisé et ont voté pour le projet de la résolution sur la situation politique en Tunisie, projet qui leur a été soumis, mardi dernier, par Josepp Borrel, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Fidèles et respectueux du texte du projet de résolution, les députés européens ont levé toutes les appréhensions qui ont accompagné leurs débats qui ont duré deux jours (mardi et mercredi derniers) dans la mesure où on leur prêtait dans certains milieux tunisiens opposés farouchement à la dynamique du 25 juillet 2021 la volonté d’exiger le retour de Rached Ghannouchi à la tête de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et d’imposer au Président Kaïs Saïed la levée de sa décision de geler les activités des députés afin qu’ils se réinstallent au palais du Bardo, et peut-être demander et obtenir aussi le retour de Hichem Mechichi au palais de La Kasbah.

Et ceux qui caressaient ce rêve et prenaient leurs caprices pour des vérités de déchanter et de reconnaître définitivement que l’avant 25-juillet 2021 ne se produira plus : les députés européens l’ont exprimé clairement et crûment : «La Tunisie a besoin d’un Parlement légitime et qui fonctionne».

La résolution ajoute : «Les députés appellent au redémarrage de l’activité parlementaire dès que possible».

Les choses sont claires même si les revendications du Parlement européen sont formulées sur la base du langage diplomatique usuel.

Ainsi, à analyser profondément les recommandations contenues dans le texte de la résolution, l’on découvre que les députés européens n’ont fait que partager les demandes exigées par l’ensemble des acteurs du paysage politique national, y compris les forces qui soutiennent avec acharnement les positions de Kaïs Saïed.

Ces exigences concernent notamment le lancement d’un dialogue national inclusif qui doit faire participer la société civile, la mise en œuvre des réformes structurelles que tout le monde attend et la consécration de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes.

Le texte de la résolution renferme, d’autre part, et contrairement à ce que certaines parties ont professé, un réengagement clair et net de l’Union européenne à poursuivre son soutien «et de façon urgente à la Tunisie pour surmonter la crise socioéconomique à laquelle le pays fait face».

Les députés européens appellent l’UE «à poursuivre les programmes qui soutiennent directement les citoyens tunisiens et à renforcer l’aide là où c’est nécessaire».

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