Hassen Gabsi et ses protégés ont quitté dès le deuxième tour préliminaire la Coupe de la caf, la tête basse et avec pas mal de choses à se reprocher et à revoir.

Après le match aller raté sur toute la ligne avec une défaite qui a fait mal et qui a sonné prématurément le glas de Ali Ayari et ses partenaires, on savait que le deuxième round dans le fief du redoutable RS Berkane ne serait qu’une simple formalité pour officialiser une qualification déjà acquise pour El Fahly et ses coéquipiers et un sort déjà scellé pour l’USBG. Même si certains se plaisaient à penser et à rêver d’un miracle qui n’a pas eu lieu. On savait que c’était fini et que l’aventure en compétition africaine touchait à sa fin avant même de commencer. Mais on espérait quand même une vive réaction d’amour propre, un baroud d’honneur pour sauver un peu la face avec dignité face à un adversaire plus fort, mieux outillé pour ce genre de bataille et de loin plus expérimenté. 

Une sortie peu glorieuse et pas très honorable

Finaliste malheureuse en 2019, détentrice du trophée en 2020, la Renaissance Sportive Berkane est le grand favori de cette Coupe de la CAF et un obstacle de poids qu’on ne peut pas écarter et éliminer avec un potentiel humain et technique moyen et sans une armada de grands joueurs capables de relever ce gros défi. On espérait une bonne prestation en dépit du fait que les dés étaient jetés et on a eu droit à une sortie peu glorieuse et pas très honorable. Le score sans appel de 4-0 était très lourd et la déroute était cinglante. Le pire, c’est que le seul reproche qu’on peut faire à notre représentant c’est qu’il n’a pas, pour l’instant, les moyens de ses ambitions sur le plan africain, qu’il ne peut pas avoir les dents longues et que,  même avec des moyens aussi réduits, il aurait pu , il aurait dû offrir un meilleur visage et sortir d’un duel inégal, la tête haute et sans avoir à en rougir. Malheureusement, tactiquement, c’était plus que de la non réussite, c’était le déséquilibre total, une vraie pagaille. Il fallait jouer avec un bloc plus bas, plus soudé, plus hermétique où il n’y aurait pas beaucoup d’espaces pour un adversaire serein, avec une grande maîtrise technique et une bonne assise collective et un jeu assez limpide, simple, direct et efficace qui peut faire mal à chaque action. Eh oui, il fallait être beaucoup plus prudent et réaliste, ne pas penser à jouer son va-tout d’une manière aussi aveugle et désordonnée qui, au fil des minutes et de ce score qui s’alourdissait, faisait pitié. Il n’y aurait eu aucune honte de ne pas faire le jeu même si l’obligation de résultat incitait à procéder de cette façon et d’opter pour un attentisme et une prudence bien mesurés pour ne pas arriver à ce désastre et à cette débâcle et pour quitter la Coupe africaine sur une défaite honorable devant un adversaire de gros calibre. Car ce qu’on reproche le plus et ce qu’on continuera à reprocher longtemps à Hassen Gabsi, ce n’est pas l’élimination en elle-même très logique mais c’est la piètre manière de cette sortie de l’épreuve. Ce ne sera  pas facile à digérer rapidement ni d’en tourner sans dégâts la page.

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