L’accessit en phase des groupes de la Champions league africaine est une satisfaction dans les rangs étoilés, mais elle ne constitue pas une fin en soi, quand on connaît le statut du club étoilé et sa soif de trophées à l’échelle continentale ou régionale. Il faut savoir raison garder.


Le grand retour de l’Etoile Sportive du Sahel en phase de groupes de la Ligue des champions est acté. Le résultat obtenu également avec la manière a permis aux coéquipiers de Yassine Chikhaoui, auteur d’une prestation XXL contre les Rwandais, de valider leur ticket pour le prochain tour des poules pour de chaudes empoignades. Mais attention, il ne faudra pas se contenter de ce seul résultat tout en maîtrise, mais parfois très flatteur de 4 à 0 qui peut masquer certaines défaillances dans le jeu. Avec deux buts sur pénaltys et deux buts dans les ultimes secondes du match, il faut relativiser sans faire la fine bouche. Les adversaires de haut calibre, auxquels devra se frotter le deuxième représentant tunisien dans cette édition de la Champions League aux côtés de l’EST, vendront cher leur peau. La défense gruyère de l’Armée Patriotique du Rwanda, complètement désarmée et désarçonnée par la vitesse des attaquants tunisiens, n’a pas tenu longtemps.

Promenade de santé, mais…

Le festival offensif étoilé ne doit pas occulter la modestie de l’adversaire rwandais qui a joué sans proposer une véritable opposition. La défense et le gardien Ali Jmal ont passé un après-midi tranquille, tout au contraire du match aller avec la furia de l’équipe locale à Kigali, il y a exactement une semaine, et qui aurait pu empocher la première manche. Le facteur domicile a sans doute pesé de tout son poids même si l’ESS évolue encore et toujours hors de ses bases à Monastir, en attendant la réouverture du stade olympique de Sousse (qui manque aux supporters et aux cadres de l’équipe). Mais à voir les protégés de Lassaâd Dridi jouer et se démener comme des petits diables sur la pelouse verte du stade Mustapha Ben Jannet de Monastir, on a pris la peine de penser qu’ils jouent comme à la maison. Ce qui est un facteur déterminant pour la suite du parcours en Champions league africaine. Indéniablement. La joie dans les rangs des supporters est démonstrative, notamment sur les réseaux sociaux où l’on espère que le club rivalisera de nouveau avec les équipes phares du continent. Les deux derniers quarts de finale perdus contre l’EST et le Wydad de Casablanca lors des éditions 2018 puis 2020 ne remontent pas à si loin. Il faut que le club sahélien puisse accéder de nouveau au dernier carré, comme lors de l’édition de 2017 malgré le revers contre l’ogre cairote d’Al Ahly avant de viser plus haut. Petit rappel de l’histoire. La période faste de 2007, qui a vu l’ESS l’emporter face à Al Ahly d’Egypte et accéder aux demi-finales de la coupe du monde des clubs se frottant au Boca Juniors argentin, reste dans les annales du football national comme le meilleur parcours en coupe du monde des clubs pour une formation tunisienne. Pour le moment, les Etoilés de Lassaâd Dridi savent à quoi s’en tenir dans la phase des groupes.

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Charger plus par Mohamed Salem Kechiche
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