Qualifiée en demi-finale, elle ne s’est pas présentée au combat programmé l’après-midi, alors que le matin même elle était sur le site de la compétition.


C’est une affaire qui a fait couler beaucoup d’encore dans les milieux de la lutte tunisienne. Une affaire, dont la principale protagoniste est la lutteuse Sarra Hamdi. Qualifiée en demi-finale des Championnats du monde U23, qui viennent d’avoir lieu en Serbie, qu’elle était censée disputer dans l’après-midi, Sarra Hamdi ne s’est pas présentée au combat, alors que le matin même, elle était sur le site de la compétition, puisqu’elle avait disputé deux combats. Selon nos sources, la délégation tunisienne a tout bonnement raté le bus affrété par les organisateurs et qui devait les ramener sur le site de la compétition. La question qui se pose : pourquoi notre lutteuse et son entraîneur avaient quitté le site de la compétition alors qu’elle avait une demi-finale à disputer ? A quoi bon revenir à l’hôtel alors qu’il fallait rester sur place pour se concentrer en prévision de la demi-finale, d’autant que le laps de temps ne permettait de faire l’aller-retour à l’hôtel !

Article 25 : l’appel au tapis

Pour faire le constat de l’absence de notre lutteuse en demi-finale et déclarer la victoire par forfait de l’Américaine Emily King Shilson, les organisateurs du Mondial de Serbie ont appliqué l’article 25: «Appel au tapis» et qui stipule: «Un temps de tolérance est accordé à tout lutteur qui ne répond pas à la première sollicitation de la manière suivante: il devra être fait trois appels des concurrents, appels espacés de 30 secondes. Si, après le troisième appel, le lutteur ne se présente pas, il sera éliminé de la compétition et non classé. Ces appels sont faits en français et en anglais. Son adversaire remporte le match par forfait». 

Notons qu’un certificat médical a pu être délivré à notre lutteuse pour lui éviter la suspension de la compétition.

Elle était tellement déconcentrée avec tout ce qui s’est passé qu’elle n’a pas pu remporter le combat de classement.

Bref, une affaire à tirer au plus vite au clair afin que ce genre d’incidents ne se reproduise plus à l’avenir.

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Un commentaire

  1. Maghzaoui

    17/11/2021 à 14:58

    C’est une très bonne leçon pour certains dirigeants Tunisiens qui ne soucient guère d’être précis dans les rendez-vous. En Tunisie, vous pouvez ne pas respecter l’heure précise du RDV, c’est la mentalité, mais à l’étranger vous laissez des plumes en cas de non respect, la preuve en est. Un dirigeant digne de ce nom doit s’attendre et prévoir un éventuel problème dû à la circulation, ce qui n’a pas été fait,par conséquent, il doit assumer sa responsabilité et présenter sa démission. les imprécis non pas leur place pour diriger une équipe.

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