• Les membres du Comité scientifique de lutte contre le coronavirus sont unanimes: la Tunisie n’est pas à l’abri d’une nouvelle vague. Ils appellent à redoubler de vigilance et à se mobiliser davantage dans le but de convaincre les vaccinosceptiques
• Sur un autre plan, ils recommandent d’intensifier la vaccination des élèves et de fermer les établissements éducatifs ayant enregistré des cas de contamination

Ceux qui avancent que l’épidémie de Covid-19 a vécu et que les Tunisiens n’ont plus besoin de porter le masque de protection et vont jusqu’à affirmer que le vaccin n’est plus à l’ordre du jour doivent réviser leurs déclarations et revoir leurs calculs à la mesure, d’abord, des déclarations des responsables de la commission nationale anti-Covid-19, à leur tête le Dr Jalila Ben  Khelil, le porte-parole du Comité scientifique de lutte contre le coronavirus, et ensuite à la lumière des informations publiées quotidiennement par le ministère de la Santé assurant que la Tunisie continue à recevoir d’importantes quantités de vaccins de la part des pays amis, essentiellement dans le cadre de l’initiative mondiale Evax.

Pour plus d’éclaircissements, c’est le Dr Jalila Ben Khalil qui a pris l’initiative d’alerter les Tunisiens et de leur rappeler au nom du comité scientifique anti-virus que la Tunisie n’est pas à l’abri d’une nouvelle vague même si la situation épidémiologique dans le pays reste relativement stable et que le nombre des décès et des contaminations enregistre une baisse sensible allant jusqu’à zéro décès dans certaines régions.

Le Dr Ben Mustapha considère que la vigilance doit rester de mise en Tunisie,  puisque le virus circule toujours dans le monde et ce qui s’est passé ces derniers jours à Sousse doit pousser les responsables à redoubler d’efforts dans le but de convaincre encore plus les réticents qui refusent de se faire vacciner et d’exiger aussi que tous ceux qui entrent en Tunisie soient munis d’un test PCR.

Surveiller les nouveaux foyers de contamination

Et le comité scientifique de ne pas se contenter d’alerter sur la possibilité de voir le virus se répandre de nouveau pour recommander,  mardi 23 novembre lors de sa réunion périodique, «de surveiller les nouveaux foyers de contamination enregistrés dans certains établissements éducatifs dans les gouvernorats de Kairouan, Monastir, Sousse et Nabeul.

Et dans le même sillage, le comité scientifique insiste sur «l’impératif d’accentuer  les opérations de vaccination en milieu scolaire, de respecter le protocole sanitaire et de fermer les établissements scolaires si nécessaire».

Du côté du ministère de la Santé, on est désormais convaincu que la vaccination  des personnes âgées de 40 ans et plus est une priorité dans la mesure où le taux de vaccination pour ces catégories vulnérables varie entre 60 et 70%, comme le souligne le Dr Hachemi Louzir, directeur de l’Institut Pasteur  et membre du comité scientifique de lutte contre le coronavirus.

Il estime qu’il est urgent de trouver une solution pour pousser les personnes de plus de 40 ans, dont le nombre équivaut à un million de citoyens n’ayant pas reçu la première dose, à accepter de se faire vacciner.

Finalement, le Dr Louzir annonce la décision d’intensifier les campagnes de vaccination en ciblant notamment les zones reculées dans le pays en y dépêchant des équipes mobiles les jours des marchés hebdomadaires.

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