LA fâcheuse et aussi stérile polémique opposant depuis quelques jours le ministère, ou plus précisément le ministre des Sports et de la Jeunesse, au président de la Fédération tunisienne de football repose, encore une fois, la problématique des rapports du sport à la politique, dans le sens de la consécration de l’indépendance totale des instances sportives (fédérations et associations) à l’égard des structures politiques.      

Le ministre des Sports et de la Jeunesse ou le gouverneur d’une région quelconque ou le délégué d’une localité ont-ils le droit d’intervenir dans la gestion des associations sportives, quelle que soit la nature de l’activité pratiquée, et de procéder, le cas échéant, à la désignation des dirigeants de ces mêmes associations ou à leur révocation au cas où ils seraient considérés comme ayant échoué à assumer comme il se doit les responsabilités qui leur sont confiées ?

Et ce débat récurrent a pour objectif principal d’éclairer la lanterne de l’opinion publique et de lui expliciter les droits des uns et les devoirs des autres, à chaque fois que l’un des partenaires incontournables dans l’opération sportive outrepassent les prérogatives qui lui sont  assignées et s’octroie des attributions qui ne sont pas les siennes et qui sont, en  général, contradictoires aux règlements nationaux et surtout internationaux en vigueur.

Ainsi, peut-on considérer l’affrontement ou l’escalade entre le ministère des Sports et la Fédération de football et les conséquences ou dégâts engendrés jusqu’ici, en attendant peut-être d’autres retombées  plus graves et plus inquiétantes pour le sport national n°1, à savoir le football, la bouffée d’oxygène à laquelle les Tunisiens ont encore accès comme un choix erroné et une querelle qui ne fait que diviser encore plus ces mêmes Tunisiens et menacer la souveraineté nationale, l’atout le plus précieux dont notre pays se prévaut.

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