La Cinémathèque a réservé au public un cycle de projection intitulé «Figures et lieu» inauguré le 30 novembre par l’avant-première mondiale du long métrage « Tabarkini la mer qui unit »  de Habib Mestiri.

La Cinémathèque Tunisienne n’a pas manqué d’exprimer son soutien à la cause palestinienne à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 29 novembre, en concoctant un programme de projection de courts-métrages «Palestinian Shorts».  Le public a pu découvrir « Ambiance» de Wissam Al Jafary, sorti en 2019.  Un film de 15 minutes en noir et blanc où le réalisateur raconte les difficultés rencontrées par deux jeunes musiciens qui tentent d’enregistrer une bande démo pour un concours musical dans un camp de réfugiés bruyant et surpeuplé. Le sien en l’occurrence, Dheisheh, près de Bethléem. Alors que les deux garçons échouent à cause du brouhaha qui y règne, ils décident de s’adapter et de capter ce vacarme pour «le transformer en art».

« Ayny» (Mon deuxième œil) de Ahmad Saleh, sorti en 2016; un film d’animation qui raconte l’histoire de deux frères fuyant une guerre cruelle qui a détruit leur maison. Ils trouvent refuge sous le manteau de leur mère et se soutiennent, passionnés par le même amour de la musique. Un jour, ils découvrent l’oud, un instrument d’une grande beauté dont ils tombent amoureux.

« Bethlehem» 2001, une fiction de 14 mn réalisée par Ibrahim Handal et sortie en 2020. On y rencontre un jeune Palestinien qui se promène entre ses réflexions actuelles et ses souvenirs d’enfance de l’invasion militaire israélienne et du siège de Bethléem en 2001. Il tente de comprendre comment ses parents l’ont protégé dans ces moments difficiles, dans l’espoir que cela l’aiderait à faire face au temps présent et à gérer ses peurs.

« Bonboné » de Rakan Mayazi (2017) avec Salah et Ziad Bakri, Nadia Omran et Rana Alamuddin.

Le film raconte l’histoire d’un couple palestinien qui recourt à un moyen inhabituel pour faire des enfants ; d’autant que le père est détenu dans les prisons israéliennes qui interdisent les visites.

« Five boys and a wheel » de Said Zagha (2016), une adaptation de la nouvelle de l’auteur américain Raymond Carver et « The Parrot » de Darin J. Sallam et Amjad Al-Rasheed (2016, Jordanie) avec la participation de Hend Sabri. Peu après la création de l’Etat d’Israël en mai 1948, une famille juive émigre de Tunisie à Haïfa dans l’espoir d’y commencer une nouvelle vie. Mousa, père de famille peu sûr de lui, sa femme Rachel et leur fille Aziza, ont été installés dans une maison de Palestiniens. Ceux-ci ont dû partir incroyablement vite, laissant tout en plan, ils ont même oublié leur perroquet… très bavard ! Quand le père ose inviter leurs voisins ashkénazes, il n’a pas pensé un instant que Saïd le bavard allait raconter des histoires du passé.

Pour le reste de la semaine, la Cinémathèque a réservé au public un cycle de films tunisiens intitulé «Figures et lieu», inauguré le 30 novembre par l’avant-première mondiale du long-métrage « Tabarkini la mer qui unit » de Habib Mestiri.

Enfin, on reviendra sur des incontournables et autres films d’anthologie du cinéma tunisien, à l’instar de « Thala mon amour » de Mehdi Hmili, « Le Sultan de la Médina » de Moncef Dhouib (1992), « Khorma Le crieur de nouvelles » de Jilani Saâdi (2002) et « Essaida » de Mohamed Zran (1996).

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