• Encore un sondage d’opinion qui révèle ce que les Tunisiens veulent pour leur pays et comment ils évaluent ce qui s’y produit depuis le 25 juillet 2021.
• Abir Moussi voit son parti, le PDL, retrouver la confiance des Tunisiens en tant que premier parti à remporter les législatives. En parallèle, on redécouvre Afek Tounès dont le président Fadhel Abdelkéfi récolte 3% d’intentions de vote au palais de Carthage

Le dernier sondage d’opinion effectué par Emrohd Consulting a-t-il remis les pendules à l’heure en révélant que le Parti destourien libre (PDL) retrouve sa première place pour ce qui est des intentions de vote en vue des législatives au cas où elles se tiendraient (demain dans le questionnaire) prochainement, en informant que le Président Kaïs Saïed perdra trois points à l’élection présidentielle puisqu’il dégringolera de 82% des intentions de vote en octobre dernier à 79% en novembre 2021 et, enfin, en introduisant, pour la première fois depuis bien des mois, le nom de Fadhel Abdelkéfi, président d’Afek Tounès, parmi les possibles candidats à la présidentielle auquel les votants accorderaient 3% de leurs voix.

Ce sont là les principaux enseignements à tirer du sondage publié par Emrohd Consulting mercredi dernier.

Et ces conclusions montrent bien que la dynamique qui s’opère en Tunisie depuis les mesures exceptionnelles décidées par le Président Kaïs Saïed, aussi bien le 25 juillet que le 22 septembre 2021, ont bien porté leurs fruits, voire leurs dividendes tant pour le Chef de l’Etat que pour Najla Bouden, la Cheffe du gouvernement, les partis politiques opposés à ces mêmes mesures ou aussi pour le parti (existant pour le moment  uniquement dans les sondages d’opinion en attendant peut-être sa constitution officielle) qui soutient inconditionnellement les mesures présidentielles et  dont les membres sillonnent le pays de long en large pour réexpliquer aux Tunisiens et les éclairer de nouveau sur les promesses que le candidat à la présidentielle Kaïs Saïed n’a pas faites quand il postulait à la magistrature suprême.

Premier résultat révélé donc par le sondage: Kaïs Saïed est toujours au premier rang parmi les candidats éventuels à la présidentielle. Sauf que pour le mois de novembre 2021, ils sont uniquement 79% de votants qui lui accorderaient leurs voix alors qu’au cours d’octobre dernier, il parvenait à convaincre 82%  à lui renouveler leur confiance.

Plus encore, le Président de la République perd 10 points, volet satisfaction des Tunisiens de son  rendement.

En août 2021, les Tunisiens se disant satisfaits du rendement de Kaïs Saïed étaient comptabilisés par Emrohd Consulting à 82%. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 72%.

Emrohd Consulting ou plus précisément ses commentateurs ne produisent aucune explication de cette  dégringolade. Ils se contentent de souligner: «Le Président peine à maintenir aujourd’hui (sondage relatif au mois de novembre 2021) le  taux de satisfaction qu’il a atteint en août dernier à la suite des mesures exceptionnelles prises le 25 juillet».

Quant à Najla Bouden, elle  voit le taux de satisfaction de son rendement augmenter d’un point en passant de 25% en octobre dernier à 26% en novembre de la même année, tout en révélant que parmi ces 26% de citoyens satisfaits, il existe 9% qui se déclarent «très satisfaits».

Le PDL retrouve sa place

Volet élections législatives, Emrohd Consulting replace le Parti destourien libre (PDL) piloté par Abir Moussi à la première place avec 29% des intentions de vote après avoir perdu cette première place en octobre dernier au profit du parti inexistant encore au plan juridique mais qu’on  définit comme étant le parti de Kaïs Saïed.

En effet, ce dernier parti dit «le parti de Kaïs Saïed» ne récolte plus que 26% des intentions de vote en se classant derrière le PDL et Ennahdha avec 15%, alors que ces 35% d’intentions de vote remportées en octobre se sont évaporées.

Les faiseurs de sondage ne fournissent aucune explication à ce recul. Ils ne manquent pas, tout de même, d’ajouter une précision que beaucoup considèrent comme très importante. Ils sont uniquement 32% parmi les sondés à avoir déclaré qu’ils prendront part aux législatives au cas où elles seraient organisées avant leur date jusqu’ici officielle, c’est-à-dire en octobre 2024, à la fin du mandat législatif actuel 2019-2024.

Une autre révélation qui mérite d’être soulignée: Afek Tounès revient au-devant de la scène et son nouveau président Fadhel Abdelkéfi réussit à le faire rappeler  aux souvenirs des Tunisiens.

Ils accordent, ainsi, à Fadhel Abdelkéfi le score de 3% au cas où il serait candidat à la présidentielle et voteraient à 1% pour ses candidats au Palais du Bardo.

Beaucoup d’observateurs imputent la résurrection d’Afek Tounès, à la suite d’une longue hibernation, à la dynamique que lui a insufflée Fadhel Abdelkéfi dont les approches et les propositions ont le mérite d’être réalistes et réalisables.

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