L’artiste photographe Fatma Ben Aissa présente une série de photographies en noir et blanc saisissante, et accessible au public jusqu’au 16 décembre 2021 sur réservation.

C’est à l’atelier Y, dans l’après-midi du 2 décembre 2021, au 10, rue Moussa Ibn Noussair, Lahouache – La Marsa plus précisément, que s’est déroulé le vernissage de Fatma Ben Aissa, titré «Corde inconnue, fragment 1», organisé par le Goethe-Institut Tunis. 

L’évènement prisé par de nombreux visiteurs pendant son lancement a été programmé dans le cadre du 3e cycle de la programmation cinématographique «FilmKlub» intitulé «Psynéma», axé sur la santé mentale et son traitement dans des œuvres pertinentes du 7e art.

L’exposition est une série de photographies en noir et blanc et d’installations vidéo, soigneusement mises en valeur. Au moins 4 pièces ont été préparées afin d’abriter l’exposition personnelle de Fatma ben Aissa. L’artiste fait parler les corps masculins et féminins, manie le noir et blanc, les miroirs, leurs reflets et les mots. Des notes intimistes restent lisibles et accompagnent les visiteurs tout au long de cette déambulation, qui comprend aussi une installation vidéo centrale. Les œuvres évoquent méditation, égarement, solitude, renfermement sur soi et évoquent différents états mentaux, et ressentis de personnes lambda. Sons et effets visuels happent l’attention jusqu’au bout.

Une touche de poésie, signée Bochra Triki, accompagne l’exposition «Corde inconnue, fragments 1»

«Je crois que je l’ai vue. Elle flottait autour de moi

Comme une algue emportée par le courant

Je crois que j’ai ressenti quelque chose. Sa présence m’a réconfortée

Je peux lui dire oui quand je veux

J’ai le contrôle sur une part de ma vie, de sa fin

Je crois que je l’ai vue. Je sais que je l’ai déjà vue avant

Elle était là pour moi cette fois

Combien de fois avant ?

Tu m’emmènes avec toi ?»

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