Pareille foire est de nature à conférer plus de visibilité et de rayonnement, notamment sur le marché national. Ce qui constitue en soi une voie d’accès à l’international. Consommer local, dit-on, n’est pas un vieux dicton. Professionnels, hôteliers, jeunes couples auront, à cette occasion, à goûter les fruits de leur passé.


La foire nationale du tapis, tissages ras et fibres végétales s’est ouverte, hier, au parc des expositions du Kram pour se poursuivre jusqu’au 26 de ce mois. L’évènement, organisé dans sa 10e édition par l’Office national de l’artisanat (ONA), se veut un rendez-vous bien ancré dans la tradition. Il tire sa valeur de celle d’un secteur authentique dépositaire d’un imaginaire social et identitaire typiquement tunisien. Et dont nos aïeux en ont fait une source d’inspiration, mais aussi un gagne-pain dignement rémunéré.

Pendant dix jours, les stands de 150 exposants, venus des quatre coins du pays, se sont parés de leurs plus beaux atours, présentant à leurs visiteurs un large éventail de produits maison. Tapis en laine ou en fibres végétales, tissus traditionnels (hayek, fouta, klim…) et bien d’autres articles faits main, il y a de quoi être satisfait. Et les choix sont multiples, alliant ainsi authenticité et modernité. Notre artisanat, vieux comme le monde, n’a jamais manqué de nouveauté et de créativité. Certes, pareille foire est de nature à lui conférer plus de visibilité et de rayonnement, notamment sur le marché national. Ce qui constitue en soi une voie d’accès à l’international. Consommer local, dit-on, n’est pas un vieux dicton. Professionnels, hôteliers, jeunes couples auront, à cette occasion, à goûter les fruits de leur passé. Car, artisanat et tourisme n’ont jamais été deux secteurs séparés l’un de l’autre. Mais plutôt deux faces d’une même pièce, bien évidemment. Aujourd’hui, tous deux sont devenus un défi doublement économique. 

Richesse et diversité

Cette foire événementielle n’est en fait qu’une vitrine commerciale. Un premier jet promotionnel pour aider nos artisans à mieux écouler leurs produits à l’échelle locale. Mais aussi de leur ouvrir grandement les portes vers d’autres marchés extérieurs. Se porter bien est une condition sine qua non pour bien s’exporter. Par ailleurs, cette nouvelle édition de la foire du tapis serait également un rendez-vous concurrentiel. A titre indicatif, lit-on dans le communiqué de l’ONA, le concours national de la création dans les métiers du tissage artisanal ras qui couronnera le meilleur produit ayant une certaine technicité et un aspect culturel, inspiré du patrimoine national. « Ce concours, ouvert aux designers et aux artisans, vise à encourager la culture de l’innovation, de la recherche et de la création dans les spécialisations du tissage, considéré parmi les métiers prometteurs capables de gagner les marchés internationaux », ajoute le communiqué.

En marge de ce salon, il y a aussi d’autres manifestations majeures : « Olympiade Kilim keffois », conçue et réalisée dans un concept moderne et développée, vise à montrer les innovations et les techniques utilisées, en collaboration avec « Créative Tunisia ».

Dans cet espace, il y a lieu de souligner que le visiteur découvrira un nouveau genre de tissage et appréciera les efforts déployés par l’ONA dans le cadre de la valorisation du patrimoine et du sauvetage des métiers menacés de disparition.

Cette 10e édition, faut-il le noter, mettra en valeur une panoplie de textures, couleurs, motifs et designs, le tout dans un ensemble décoratif cohérent. Klim, mergoum, tapis en peau de chameau, le fameux tapis kairouanais et d’autres en laine ou en lin, l’objectif étant de répondre à tous les goûts.

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