EditEt si les Tunisiens agissaient en tant que citoyens se sentant pleinement responsables dans la dynamique édifi cation de l’avenir de leur pays et non en tant qu’adhérents à certains partis politiques mus par des agendas dont les objectifs n’échappent plus à personne, pour s’investir dans un effort partagé de construction puisant dans cette communion et cette cohésion sociale nées à la faveur de la Coupe arabe qui vient de se dérouler au Qatar et qui a prouvé que les Tunisiens peuvent regarder, ensemble, vers un horizon commun, sont en mesure, s’ils le veulent, l’espace d’une période donnée, de se fi xer un objectif commun et de se mobiliser pour le concrétiser ?

En d’autres termes, nos politiciens, nos activistes de la société civile, nos analystes et observateurs «au fait des secrets des palais de Carthage et de La Kasbah, sans oublier la grande bâtisse de Montplaisir» et aussi ces chroniqueurs ayant «la science infuse et la sagesse divine» devraient décréter, d’un commun accord, une trêve pour inviter les Tunisiens et les aider, grâce à leur savoir- faire et à leur expérience, à construire, sur la base de ce qui a été enregistré dans les stades du Qatar, un socle national qui puisse rassembler toutes les sensibilités et appartenances politiques intellectuelles nationales autour d’un projet commun dont les fondamentaux réfl èteront les visions différentes de tous ceux qui y adhéreront avec, toutefois, la préservation de la diversité de ces mêmes composantes, le respect de leurs spécifi cités et l’acceptation mutuelle de leurs différences et de leurs particularismes.

Certes, l’entreprise est diffi cile, voire, pour certaines parties, relevant du rêve. Sauf que ne faut-il pas se rappeler que les péripéties de l’histoire contemporaine et moderne montrent que l’impossible n’est pas tunisien et quand le devenir de la Tunisie est placé sur la balance, les Tunisiens savent surmonter leurs différends, oublier leurs divisions et s’aligner ou s’engager, ensemble, dans leur diversité, dans le but de réaliser un objectif suprême, celui, cette fois, de préserver l’unité, la souveraineté et le futur de leur pays.

Il reste à ceux qui regardent en avant de saisir qu’ils doivent agir dans l’urgence et privilégier le dialogue et la concertation, les mécanismes exclusifs qui mènent aux solutions.

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