Le 10e anniversaire du Cemi était une occasion propice pour lancer, en partenariat avec des anciens de l’école, une plateforme de dialogue entre les jeunes engagés dans les partis politiques et la société civile


Le Centre des études méditerranéennes et internationales (Cemi) fête sa première décennie. Il doit sa naissance à la révolution tunisienne qui lui donna sa raison d’être. Dix ans déjà, ce centre, une ONG à but non lucratif, a de quoi être fier : un acquis à son actif, l’École politique de Tunis (EPT), connue sous son acronyme anglais (Tsop).

Lancée fin 2012, cette école a célébré, samedi, la 14e promotion de ses diplômés, issus des partis, de la société civile, des députés, des conseillers municipaux, ainsi que des médias. Par là même, une cérémonie a eu lieu en l’honneur de ses candidats primés, ceux qui se sont distingués par leur disci- pline et leur assiduité. En fait, la clôture de la formation 2021 est en soi un aboutissement. Un cas d’école !

Aujourd’hui, son directeur Ahmed Driss, également prési- dent du Cemi, récolte les fruits de ses efforts et ceux d’une équipe de professeurs émé- rites spécialisés en sciences juridiques et politiques. Nombreux sont ceux ayant bénéficié d’un programme de formation assez poussée, avec une table des matières si riches et enrichissantes liées à des questions essentiellement d’ordre civique et politique.

Ça s’apprend dans des cours magistraux dont le cursus de formation s’étale sur plusieurs niveaux. « Nos participants ont pour objectif de pouvoir grimper dans la carrière au sein de leurs partis, mais aussi de consolider leur culture démocratique», souligne M. Driss.

Autant dire, renforcer les partis politiques en ren- forçant les capacités de leurs jeunes participants. De même et pour le reste des candidats, Tsop, cette école tant aimée et appréciée, semble un vivier d’un savoir-faire politique à transmettre à des jeunes compétences formées pour être de vrais leaders. On ne naît pas homme politique, on le devient.

Lancement d’une plateforme du dialogue

des jeunes Le 10e anniversaire du Cemi était, aussi, une occasion propice pour lancer, en partenariat avec des anciens de l’école, une plateforme de dialogue entre les jeunes. Des jeunes engagés dans les partis politiques et la société civile dont l’ambition est de participer activement à la vie publique et d’accéder aux postes de décision poli- tiques.

« Cette initiative fait en sorte qu’un débat soit instauré entre des jeunes voulant s’engager dans la vie politique et associative, afin de trouver des solutions aux pro- blèmes que connaît la Tunisie aujourd’hui », relève M. Driss. Aussi, auront-ils leur mot à dire dans les projets de réforme politique prévus à l’avenir ?

Leur dialogue serait dans un cadre participatif et inclusif pouvant aboutir à des solutions communé- ment partagées. « Afin que les futurs textes de loi ne soient pas pris d’une manière unilatérale, mais de façon pluraliste, transparente et démocratique », espère-t-il. Ce dialogue interactif se déroulera à distance et sur terrain, auquel sont conviés à participer tous les jeunes Tunisiens, sans exclusion aucune.

Mais il doit obéir à une «Charte d’initiative» qui défend les acquis de la révolution; la démocratie : séparation des pouvoirs et l’équi- libre entre eux, pluralité et participation, indépendance de la justice et respect des droits et des libertés. Le débat se focalisera également sur la conscience politique du citoyen, le rôle des jeunes dans la prise de décision, la lutte contre la corruption et la consécration de l’État de droit et des institutions.

En fait, l’adhésion à cette charte se présente comme un engagement moral et citoyen, dans une dynamique de groupes communautaires. Ce dialogue, affirme un groupe des jeunes diplômés de l’école, puisera dans le même prolongement de l’initiative présidentielle visant à tenir un dialogue des jeunes en mode électronique.

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