A découvrir le film espagnol «Fuera de La Ley», de Rafael Giner Sánchez et Alex Cuellar, dont la caméra a suivi Mario Sánchez, un braqueur de banque, qui a passé plus de 30 ans dans certaines prisons en Europe. Une fois libéré, il se sent perdu dans un monde qui a très vite changé.

Après une dernière édition 100% digitale, le festival My First Doc a repris cette année dans une quatrième édition qui s’est tenue du 22 au 25 décembre 2021, à la Cinémathèque tunisienne. Tous les films programmés sont accessibles gratuitement en ligne jusqu’au 2 janvier 2022 sur la plateforme documedtunisie.com

Organisé par l’Association tunisienne du cinéma documentaire, le festival propose des projections de films documentaires créatifs et indépendants, et vise à promouvoir la diffusion des films documentaires en Tunisie et à faciliter les échanges entre professionnels et créateurs avec la tenue d’ateliers et autres formations.

Au menu, des productions cinématographiques documentaires récentes signées par la génération émergente de jeunes cinéastes car le festival s’est fixé comme objectif de donner à voir le meilleur de la jeune création cinématographique internationale, avec, chaque année, des récits renouvelés et des narrations inventives.

Au programme de cette édition, 30 documentaires entre longs et courts métrages avec une dominance de productions (entre 2020 et 2021) françaises, espagnoles, belges et canadiennes, et tournés dans différents pays, à l’instar du Congo, Cuba, Haïti, Pérou, Argentine, Costa Rica et Liban.

Ce dernier pays a vu le tournage de l’excellent film, programmé dans le festival, «Le territoire d’exil. Ouzaï, Beyrouth» de Rouba Kaedbey et Hania Khoury, qui, en donnant la parole à ses habitants, mettent en lumière Ouzai, un quartier populaire et informel de la banlieue sud de Beyrouth. Celui-ci est façonné par les différentes migrations, conséquences des guerres et conflits régionaux, et par la multiplication des constructions illégales en période d’instabilité.

A découvrir, aussi, le film espagnol «Fuera de La Ley» de Rafael Giner Sánchez et Alex Cuellar, dont la caméra a suivi Mario Sánchez, un braqueur de banque, qui a passé plus de 30 ans dans certaines prisons en Europe. Une fois libéré, il se sent perdu dans un monde qui a, très vite, changé.

Du même pays, «Anima Animae Animam», de José Puchades Martínez et Julieta Gasroc, un film émouvant qui rend hommage aux personnes qui ont consacré leur vie à partager leur âme avec des êtres qui ne l’ont jamais eue, aux marionnettistes, qui, en raison de leur profession, n’étaient pas autorisés à être enterrés dans les cimetières, car ils étaient considérés comme sans âme.

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