Grâce à ses richesses minières diversifiées, jusque-là non exploitées, la Tunisie a tous les atouts en main pour impulser de nouvelles dynamiques de développement dans les régions. C’est ce qu’a affirmé en substance le P.-d.g. de la Compagnie du Phosphate de Gafsa CPG, Abdelatif Hmem, dans son intervention, lors du dialogue national sur le secteur de l’énergie et des mines qui a été tenu le 30 mai dernier à la Cité de la culture de Tunis.
En effet, outre le phosphate qui représente un marché traditionnel réputé à l’échelle internationale, pour son niveau de pureté très élevé, le sol tunisien regorge de minerais. Hmem a donné, à cet effet, un aperçu du potentiel du secteur : plus de 600 sites miniers ont été repérés à travers le pays, dont 39 de gypse, 101 de sable y compris le sable siliceux et 247 de carbonate. Les gisements de sable siliceux, dont le nombre total s’élève à 12 présentent quant à eux de véritables opportunités de transformation, une activité industrielle à forte valeur ajoutée.

Un bon classement
Par ailleurs, le P.-d.g. de la CPG a affirmé que la Tunisie est classée 4e à l’échelle mondiale en matière de réserves de gypse, ce qui la dote, de facto, d’un grand potentiel d’investissement dans l’industrie extractive et transformative, d’autant plus que le gypse est un minerai fortement utilisé dans l’industrie lourde, notamment du bâtiment. «Grâce à la reprise des projets de recherche, jadis bloqués, nous avons pu reconquérir la confiance des investisseurs dans ce secteur.
Durant les quelques mois écoulés, plus de 120 permis de recherche de gisements miniers ont été octroyés, présageant ainsi la relance du secteur», a-t-il affirmé.
Au sujet du phosphate, le dirigeant de la CPG a souligné que les réserves de phosphate dans le bassin minier sont loin d’être épuisées. Elles sont estimées à hauteur de 600 millions de tonnes. «Si on reprend le niveau de la production de 2010, soit 10 millions de tonnes par an, il faut compter alors 60 ans supplémentaires d’activités extractives dans le Bassin minier», a affirmé Hmem. Par ailleurs, il est à noter que 6 nouveaux gisements ont été identifiés dans 5 gouvernorats, avec un total de réserves estimées de 3.150 millions de tonnes, dont deux localisés respectivement à Om Lekhcheb (Métlaoui) et Meknassi (Sidi Bouzid) entreront en production d’ici peu. Entre-temps, une refonte de la CPG s’impose afin d’y améliorer la gouvernance, étant donné que la production annuelle de phosphate a chuté de 70% par rapport à l’année 2010 et que les charges de la société ont triplé durant les huit dernières années, engendrant ainsi des pertes budgétaires colossales.

 

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