C’est un stage d’à peine cinq jours qu’a entamé la sélection nationale, hier. Jeudi, notre délégation nationale s’envolera pour Yaoundé. Vendredi, elle effectuera le seul match amical au menu de cette ultime phase de la préparation en prévision du tournoi continental.

C’est peu, peut-être insuffisant, mais les faits sont là : l’équipe de Tunisie disputera un seul match amical pour préparer la Coupe d’Afrique des Nations, le vendredi 7 sur place au Cameroun contre la Sierra Leone. Sur le papier, c’est trop peu pour préparer un tournoi de grande envergure avec un seul match amical. Sur le terrain, un seul test est insuffisant car il ne permet pas au sélectionneur national de savoir si ses consignes ont été bien assimilées ou pas, et quels joueurs sont appliqués tactiquement. Le problème c’est que le programme de préparation ne compte qu’une seule sortie amicale. Le résultat de tout le travail accompli durant la préparation sera connu vendredi. Le staff technique national n’aura pas le temps, ni l’occasion, du reste, de rectifier le tir pour faire les dernières retouches, sauf peut-être lors d’un match d’application aux entraînements. Ce n’est pas une garantie que les erreurs faites durant le test amical face à la Sierra Leone seraient corrigées.

Bref, l’équipe de Tunisie s’apprête à disputer la CAN avec une préparation courte et tronquée. Une préparation tronquée pour deux raisons essentielles : le staff technique national ne dispose de tout le groupe convoqué pour la Coupe d’Afrique que depuis hier, outre qu’un seul match amical ne suffit guère pour préparer comme il se doit un tournoi de grande envergure de la trempe de la CAN.

Gardiens et attaquants : un temps record pour tout assimiler… 

En l’espace de cinq jours et le temps d’un match amical, Mondher Kebaïer ferait, selon ses dires,  son choix entre Aymen Dahmène, Béchir Ben Saïd et Ali Jemal pour occuper le rang de premier gardien durant la CAN. Farouk Ben Mustapha aura plutôt la tâche de joueur-encadreur. «Cela ne veut pas dire qu’il n’aurait pas forcément le temps de jouer », s’est contenté de dire le sélectionneur national lors de la conférence de presse tenue jeudi dernier !

En attaque, Kebaïer a fait le choix de remplacer Issam Jebali par Yoann Touzghar. Ce dernier fera partie du trio aligné à la pointe de l’attaque, composée entre autres de Seïfeddine Jaziri et Wahbi Khazri. Le retour de Touzghar en sélection après une longue période d’absence durant laquelle le groupe a bien changé, nécessite une phase d’adaptation afin qu’il entre de nouveau dans le moule et assimile l’approche offensive du sélectionneur en adéquation avec Khazri et Jaziri.

En somme, il y a tant de données tactiques à assimiler par les joueurs aussi bien en défense qu’en attaque en l’espace de cinq jours seulement. Sans compter le travail physique sachant que les joueurs débarquent de leurs clubs avec des conditions physiques aussi différentes les unes des autres. Cela fait beaucoup de paramètres sur lesquels Mondher Kebaïer et son adjoint doivent travailler avec l’espoir de nous sortir un beau jeu durant la CAN du Cameroun, sans oublier le résultat, évidemment.

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