A Mahdia, tout le monde la connaissait sous cette appellation, c’est une célébrité locale. Point besoin de citer son patronyme ni de la situer. Riches et pauvres, citadins ou paysans, jeunes ou vieux, tous avaient eu affaire, un jour ou l’autre, à son dynamisme, sa générosité, son efficacité.

Refusant les contraintes de l’âge, elle continuait à s’activer, à la ville comme à la campagne, créant des associations caritatives, des ateliers de formation pour jeunes filles, s’attachant à répondre à toutes les sollicitations, jouant de son entregent pour résoudre les problèmes de ceux qui étaient à la peine, n’hésitant pas pour cela à affronter les méandres des administrations et des institutions.

Et puis, dans son quartier, elle était la première que l’on allait saluer en arrivant, celle chez qui on entendait battre le pouls de la cité.

Mais aussi celle dont les portes étaient toujours ouvertes, celle qui aimait organiser fêtes et célébrations, pour elle ou pour les autres.

Lella Salha était un de ces personnages qui incarnent une certaine image d’une cité. Une image qui s’efface.

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