Sikazwe a été catastrophique sur ce match-gag : il s’est trompé de fin de match à deux reprises ! Et puis quand le quatrième arbitre a voulu ajouter quelques minutes et reprendre le match, l’équipe de Tunisie n’était pas là ! Un penalty réussi pour le Mali, un autre raté par Khazri pour ce match folklorique. Triste CAN !

Stade de Limbé. Le Mali bat la Tunisie (1-0). (0-0 à la mi-temps). But d’Ibrahima Koné (48’, S.p). Arbitrage du Zambien Janny Sikazwe.
Tunisie : Ben Saïd, Mathlouthi, Ifa (Jaziri 81’), Talbi, Bronn, Maaloul, Laïdouni (Ben Slimane 67’), Skhiri, Mejbri (Khaoui 46’), Sliti (Touzghar 79’) et Khazri.
Mali : Mounkoro, H. Traoré, A. Haidara (L. Coulibaly 81’), Kouyaté, M. Haidara, Samassekou, A. Traoré (Doumbia 73’), Sacko, Koné (K. Coulibaly 73’), Djenepo (Touré 81’) et Adama Traoré (Bissouma 59’).
Expulsion : El Bilal Touré (87’).

On n’oubliera pas de sitôt ce match Tunisie-Mali. Le monde du football ne l’oubliera pas du tout un match dont le coup de sifflet final a été donné trois fois , du jamais vu dans l’histoire du foot ! Sikazwe, l’arbitre honteux de ce match, s’est trompé deux fois de fin de match : la première à la 85’ puis une deuxième fois à 20’’ de la fin du temps réglementaire, sans compter au moins 6 à 8’ de pertes de temps. Une fin folklorique pour une CAN folklorique et qu’on essaye de bâcler pour les beaux yeux d’Eto’o et des Camerounais qui n’ont rien préparé à la hauteur de l’événement. Tout une CAF désabusée. Et encore on devait reprendre le jeu sous la direction du quatrième arbitre mais il n y avait pas l’équipe de Tunisie, il y avait seulement les Maliens pour célébrer leur victoire obtenue sur penalty.

Revenons alors à ce qui s’est passé précisément sur les 89’ 45”. C’est sous un soleil de plomb avec un thermomètre qui affichait les 34° et un taux d’humidité élevé (65%) que l’équipe nationale a entamé, hier, l’aventure africaine en affrontant le Mali la pelouse du Stade de Limbé. Mondher Kebaïer a opté pour le 3-4-3 alors que son homologue malien, Mohamed Magassouba, a choisi la formule du 4-3-2-1.

Deux schémas tactiques qui ont misé sur l’entrejeu comme clé de réussite. Sur le terrain, on était curieux de voir l’approche offensive des deux protagonistes, notamment les nôtres. Si les Maliens paraissaient plus entreprenants au début du match avec huit corners obtenus durant le premier quart d’heure de jeu, ils n’ont pas été dangereux pour autant, sauf peut-être la reprise de la tête de Kouyaté qui passa légèrement au-dessus de la transversale (13’).

Nos joueurs, eux, se contentaient de gérer le jeu de l’adversaire. Premier corner tunisien obtenu à la 27’ par le biais de Hamza Mathlouthi, mais sans véritable danger pour la défense malienne. Nos attaquants ont, par ailleurs, brillé par leur manque d’imagination. En témoigne le coup franc non cadré de Khazri à l’approche de la zone des 16 mètres (36’).

Nos défenseurs, eux, se sont plutôt bien comportés, le gardien Béchir Ben Saïd en particulier, qui a su assurer la couverture quand il fallait en éloignant le danger sans avoir touché la balle (37’).

La main de Skhiri, le ratage de Khazri…

A force de jouer devant, les Maliens ont fini par devenir de plus en plus dangereux. D’abord, vers la fin de la première période de jeu, précisément à la 40’ quand Koné voit son tir frôler le montant droit des filets de Ben Saïd. Puis, au tout début de la seconde période de jeu, quand Skhiri est poussé à commettre l’irréparable en touchant la balle de la main en pleine surface de réparation. L’arbitre accorda un penalty au Mali, transformé par Ibrahima Koné (48’).

Une ouverture du score qui poussa, enfin, les nôtres à sortir de leur réserve et tenter de créer le danger. Sliti obtint une faute à la limite de la zone des 16 mètres, mais le tir de Khazri est dévié en corner (55’). Dix minutes plus tard, Bronn tenta sa chance, mais sa frappe, cadrée soit-elle, a été déviée en corner par le portier malien (65’).

Nos joueurs, qui allaient jouer leur va-tout, ont fini par voir la chance leur sourire enfin. Se référant à la VAR, l’arbitre a fini par accorder un penalty à notre team national après que Koné a touché la balle de la main dans la zone des 16 mètres. Un penalty malencontreusement raté par Wahbi Khazri (77’). Le penalty que le capitaine du team national n’aurait dû pas rater. C’était l’occasion rêvée de revenir dans le match, même si nous n’avons pas démontré grand-chose sur le terrain.

La fin du match allait être rocambolesque. On n’a jamais vu un arbitre aussi pressé d’en finir. Janny Sikazwe a, d’abord, sifflé la fin du match à la 85’. Et au moment où le 4e arbitre s’apprêtait à donner le temps additionnel, Sikawe a donné le coup de sifflet final à la 89’45’’.  Avec les changements effectués et le recours à la VAR, il y avait pour au moins 6 à 8 minutes de temps perdu, si ce n’est plus.

Notons que le quatrième arbitre du match est revenu sur le terrain signalant que le match allait reprendre pour encore trois minutes. Sauf que nos joueurs ont boudé le retour à la pelouse. On en resta là et le Mali qui gagne oui mais c’était aussi étriqué avec toutes ces coupures et cette fin de match ratée de l’intenable Sikazwe. Kebaier avait raison de râler auprès  de l’arbitre, mais sa copie était aussi nulle et ratée. Notre équipe ne méritait même pas grand-chose sur ce match. Ce qui s’est passé, hier, c’est du jamais vu dans les annales du football !

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