Les ressources en eau du barrage de Sidi El Barrak se trouvant au Nord et qui affiche un taux de remplissage de 100% ne peuvent, par contre, être mobilisées à cause de l’absence d’un réseau de transfert entre les barrages du Nord et du Centre.

En dépit d’une légère amélioration des ressources en eau des barrages après les dernières précipitations _le taux de remplissage qui frôle les 100% pour certains barrages du Nord à l’instar de ceux d’El Harka, « Gamgoum » et El Moula dans le gouvernera de Béja _ la répartition de ces eaux qui servent à la fois à irriguer les périmètres agricoles et à alimenter les régions et les villes en eau potable pose toujours problème. La différence est considérable entre les quantités d’eau des barrages du Nord et celles du Cap Bon et du Centre. Si le volume des apports au 14 janvier 2022 a atteint 1007 millions de m3, (soit un taux de remplissage de 55,8%) pour les barrages du Nord contre 974 millions, l’année dernière, au cours de la même période, les apports s’élèvent respectivement à 58 millions de m3 et 19 millions de m3 pour les barrages du centre et du Cap-Bon. Alors que le barrage de Nebhana dans la région du centre, qui fournit l’eau d’irrigation aux périmètres publics  irrigués agricoles de Monastir, Kairouan, Mahdia et Sousse, est quasiment vide. Il est déplorable qu’avec un taux de remplissage moyen des eaux du nord et un remplissage des barrages de l’extrême nord on ne puisse pas tirer profit de cette eau qui va nous manquer durant l’été prochain.

Réseau de transfert: un coût trop élevé

Conséquence: l’excédent provenant des dernières pluies et des autres barrages de l’extrême nord qui alimentent le barrage de Sidi El Barrak (Zargua, El Kebir et El Moula) , est en train de se déverser dans la mer alors qu’il aurait pu être exploité pour alimenter, les autres régions, en eau d’irrigation. 58 Mm3 rien que pour le barrage Sidi El Barrak se sont déversés en mer depuis le 1er janvier 2022.Par ailleurs, les travaux d’entretien en cours par la SECADENORD sur le canal Medjerda-Cap-Bon et qui devront se poursuivre jusqu’au 25 janvier prochain, empêchent actuellement, le transfert des ressources hydrauliques des barrages de Sidi Salem et de Sidi El Barrak  qui servent à alimenter les régions du centre, en eau potable (le Sahel et Sfax…). Cette répartition déséquilibrée des eaux de barrages est due non seulement à la variabilité de la pluie, mais également à l’architecture de l’infrastructure hydraulique actuelle qui ne permet en aucun cas la valorisation des eaux excédentaires d’un bassin versant à un autre (absence d’interconnexion entre les barrages du nord et ceux du centre). Le transfert des eaux excédentaires certes couteux est hélas en cours d’étude et ce depuis plus de 4 ans.

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