Etre contaminé au nouveau variant du coronavirus que l’on soit vacciné ou pas n’est pas une fatalité, mais le patient doit s’armer de patience justement pour sortir indemne et se rétablir.


Contracter le virus Sars-Cov 2 responsable de la maladie covid-19 n’est pas une expérience facile à vivre. A plus forte raison quand des personnes vaccinées attrapent, malgré elles, cette maladie très contagieuse avec le variant Omicron. D’ailleurs, des cas par milliers sont recensés ces derniers jours si bien que les gens sur les réseaux sociaux se moquent de l’efficacité des vaccins. A tort sans doute quand on mesure les retombées sur la baisse drastique des cas de contamination au variant Delta dans une période récente. Mais comment un patient vit-il avec le virus avec l’espoir de guérir? Dans quelle mesure le confinement devient une situation difficile à vivre du fait qu’on ne peut plus mettre le nez dehors malgré les besoins et soucis quotidiens? Cet isolement, généralement dans une pièce près de deux semaines durant, n’est pas un cadeau pour le malade astreint à la solitude. C’est une expérience qui demande beaucoup de patience, de courage, de bonne volonté et de facultés d’adaptation. Il faut s’adapter à un environnement pénible puisqu’on doit compter quasi-systématiquement sur une personne qui n’a pas contracté le covid-19 quand il y en a bien heureusement une. Plus encore, il faut la solliciter à de nombreuses reprises. Celle-ci peut-être une épouse ou un époux, un parent père ou mère ou plus rarement un enfant. On doit demander son repas pour retrouver des forces et du tonus, demander les bons médicaments pour se revigorer. On pense aux antibiotiques, à la vitamine C en comprimés effervescents, aux gélules d’énergie et de force… Matin, midi et soir, il faut prendre de bons repas sains et réguliers pour contribuer à la guérison. On pense aux laitages, soupes et salades variées et fruits de saison.

Des symptômes qui persistent

Dans tous les cas, une multitude de besoins et de nécessités se mettent en place. On aura recours aux fameux tests PCR auxquels on préférera les tests rapides en pharmacie cinq à six fois moins chers. A 30 dinars l’unité, alors qu’il était fixé initialement à 20 D, deux fois, avec un avant et un après, le compte est bon! Mais c’est le prix pour préserver son moral et sa santé. De toute évidence, c’est une période qu’il faut dépasser au point de prendre son mal en patience afin de reprendre le cours des choses.

Les symptômes ne disparaissent pas tous malgré la guérison, à l’instar des courbatures qui sont persistantes, des toux plus occasionnelles et moins intenses, à vrai dire…

Les patients ne sont pas égaux face à la maladie et devant la guérison en fonction de leur âge, de leur immunité et leur condition sociale. Ainsi même après la période de dix jours, des personnes témoignent encore être malades du covid-19 avec un test positif jusqu’à trois semaines après le premier test de dépistage de la maladie…Encore aujourd’hui. Malgré tout, la baisse du nombre de cas de décès est une grande victoire contre la pandémie qui a fait 5 millions et demi de victimes de par le monde. Loin de celle du virus VIH qui a occasionné 30 millions de morts en grande partie durant les années 1980-90.

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