Le club de Bab Jedid en a certes connu d’autres.
Mais là, l’on s’attendait à ce que la magie de l’année dernière se remette à opérer subitement.
Il n’en fut rien même si l’équipe reste sur un succès face au champion de Tunisie. La saison touche donc à sa fin et le CA ne peut plus jouer la montre. En clair, il doit gagner et espérer, vaincre et attendre. Quelle épreuve, quelle détresse !
Remonter la pente demande du temps, mais le temps s’est figé pour un Club Africain qui a fait fausse route la plupart du temps.
Maintenant, même si les fans ne se font pas trop d’illusions, battre un « Cador » de la Ligue 1 est toujours valorisant.
Sauf que cet adversaire s’appelle l’Etoile du Sahel, pratiquement inaccessible dans son fief. Ne pas trop verser dans le mélodrame tout de même. Si le CA a su mettre les ingrédients face à l’EST, il se pourrait qu’il refasse le coup à l’Olimpico.
Advienne que pourra maintenant. Les dés sont jetés et il faudra forcément s’armer d’implication et d’humilité pour y croire.
Croire en un épilogue heureux où le CA terminerait dans les clous africains ! Viendra par la suite le temps des regrets, des différentes introspections et autres regards intérieurs pour une escouade qui vit une saison en enfer ! Ah, si les choix stratégiques n’avaient pas été aussi incohérents, les places d’accessit seraient jouables.
Sauf qu’avec des si, on referait le monde. Avec des si, « on mettrait Paris en bouteille », comme dit le dicton !

Du rouge triste au rouge vif !
Le football est cruel, le football ne pardonne pas.
Si à force de suppositions, tout est possible, la vérité du terrain est sans appel. Aujourd’hui, il est inutile d’émettre des hypothèses afin de parvenir à une conclusion qui nous arrange.
Les jeux sont faits et rien ne va plus !
Il faut se projeter sans délai pour préparer convenablement le prochain exercice. Bref, le futur, c’est maintenant.
Tout d’abord, laisser les coudées franches à Victor Zvunka, un technicien qui s’active à bouleverser la vie interne et le fonctionnement du groupe même s’il a débarqué sur le tard.
En quelques semaines, il s’est efforcé à revitaliser les siens.
Exit les éléments nonchalants, retour en grâce de certains autres perdus de vue. Sous sa coupe, le CA a tout de même
montré de belles choses, signes révélateurs d’un changement de cap amorcé depuis peu. Zvunka, c’est quelqu’un qui amène une nouvelle vision du jeu. C’est un maniaque du détail.
Un timonier assez rigoureux dans son travail.
Décidément, il nous reste vraiment des regrets sur cet exercice.
Globalement, durant les ¾ du championnat, et lors du fameux match de Lubumbashi dans le cadre de la C1, il s’agissait d’une faillite collective plus que d’accidents de parcours alternatifs.
Privé de recrues, sermonné, puis mis en demeure par les instances, le CA avait de quoi être secoué cette saison.
Sauf qu’à quelque chose malheur est bon. Les jeunes lancés dans le grand bain ont pris de la bouteille, prenant du galon sous les ordres de Zvunka. La relève est donc assurée, reste à réussir ce brassage entre tauliers et apprentis, ce savant dosage indispensable pour créer l’alchimie et atteindre la performance.
La patience est mère de toutes les vertus.
Le CA doit forcément s’armer de sérénité pour atteindre à terme cette saine émulation de groupe recherchée.
Pour que l’ambition coule de nouveau dans les veines du CA.
Pour que le rouge vif prévale de nouveau sur le rouge triste…

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Un commentaire

  1. Mah20

    14/06/2019 à 13:43

    Désolé, monsieur khouini… Vos propos tiennent plutôt de la pieuse incantation.. Si votre optimisme est de bon aloi, je ne partage pas du tout votre enthousiasme quant aux qualités de l entraîneur ! En effet, après moult tergiversations, permutations et errements, c est le onze type traditionnel qui a joué et gagne contre l espérance à un eux deux éléments pres(Charfi , qui a encaissé la seule occasion esperantiste tentée de loin, et mouchilou un peu à la place de ayadi!) un peu de cohérence et d écoute de la part de cet entraîneur nous aurait épargne de perdre quelques points… Car le niveau des joueurs est loin d être décevant malgré un mercato catastrophique…. Un Hadad en confiance, un khifi, un chamakhi plus concentrés et plus appliqués peuvent faire des miracles… Abdi et agrébi ont soudainement t décider de s impliquer contre l espérance… Et voilà le résultat, même si l adversaire était diminué… Mais au match aller, avec une équipe similaire, le club a tenu la dragée haute à l espérance malgré une défaite imméritée… Donc ce club là a des atouts qu il faudrait faire valoir et traduire en prétentions conquérantes mais lucides, raisonnées et bien pensées…

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