Que faut-il faire et comment les autorités publiques, particulièrement celles en charge de la sécurité sanitaire des Tunisiens, doivent-elles se comporter afin de faire face aux détracteurs de la  commission scientifique anti-Covid-19, ayant fait du dénigrement des décisions recommandées par la commission leur sport favori ou leur activité principale?

On  se pose la question en  exprimant notre profonde inquiétude de voir ceux qui ont la science infuse parvenir à réussir à répandre leurs allégations et leur discours primaire, voire primitif, parmi l’opinion  publique et notamment les  parents  d’élèves et à les  pousser à contester, de plus en plus avec vigueur, les mesures que propose la commission scientifique dans l’objectif de  lutter contre l’épidémie dans  nos institutions éducatives.

Un discours qui a provoqué — faut-il le souligner et attirer l’attention sur sa gravité — un véritable bras de fer entre, d’une  part, le  ministère de l’Education et le Comité scientifique et, d’autre part, le syndicat général de l’enseignement secondaire dont les membres de la fédération mènent, sous la conduite du secrétaire général, une campagne de dénigrement de tout ce qu’avancent les scientifiques, appelant à la fermeture de tous les établissements scolaires même si la commission scientifique persiste à faire entendre que «la communauté scolaire n’a enregistré aucun décès à la suite de la propagation rapide du mutant Omicron».

Jeudi 20 janvier, le ministre de l’Education s’est trouvé dans l’obligation de s’adresser aux parents pour «consulter les avis des spécialistes et de ne pas obéir aux personnes qui ne comprennent rien dans le domaine médical».

Le message du ministre est clair : dans les moments difficiles comme celui par lequel passe notre pays à l’heure actuelle, le dernier mot revient exclusivement aux spécialistes qui disposent de la compétence requise pour prendre les décisions idoines, loin de toute instrumentalisation à caractère politique ou d’agenda de dimension partisane.

La situation de désordre et de cacophonie régnant ces derniers jours dans plusieurs établissements scolaires semant la confusion au sein des foyers doit cesser immédiatement, car c’est bien l’avenir de notre école qu’il faut absolument préserver.

Charger plus d'articles
Charger plus par Abdelkrim DERMECH
  • Dialogue du Président sans le président

    EN excluant du dialogue national tous les partis politiques, Saïed s’est de nouveau attiré…
  • Hors du temps

    On ne peut plus accepter que pour un oui ou pour un non, on déforme la vérité, on falsifie…
  • Sfax étouffe !

    LES Tunisiens se réveillent quasi-quotidiennement sur des manchettes de journaux et sur de…
Charger plus dans Editorial

Laisser un commentaire