Qualifiés avant le match, libérés de toute pression , on pensait que les nôtres allaient emballer et enflammer la partie. Rien de tout ça avec une défaite des plus amères.

Le sélectionneur de la surprenante équipe de Gambie, Tom Saintfiet, n’en croyait pas ses yeux, n’en revenait pas. Il venait, lui avec ses vaillants protégés, de battre cette équipe de Tunisie qu’il craignait et la contraindre à une troisième place peu glorieuse. Notre sélectionneur Mondher Kebaier, lui, assommé et abasourdi par la défaite,  prenait un carton rouge et mettait du temps à constater les énormes dégâts. Cette Gambie, classée 150 au niveau mondial, pas très riche en talents individuels, pas très géniale sur le plan technique et même limitée, venait de lui donner une dure leçon de volonté et lui avait appris comment on pouvait tuer un match, sans le dominer. La possession de balle était tunisienne à plus de 70 pour cent mais les meilleures occasions, avec un tir fulgurant sur la barre transversale et à quelques centimètres de la lucarne et un but idéal dans le temps additionnel, étaient gambiennes.

Sans fraîcheur et sans énergie

Face à un adversaire positionné trop bas avec son 5-4-1 en phase défensive et qui se transforme en 4-5-1 timide et prudent quand il s’agit de passer à l’offensive, Mondher Kebaïer a montré qu’il est à court d’imagination et qu’il est incapable de changer le destin d’un match et d’une équipe. Corriger une approche tactique et un système de jeu qui ne marchent pas en cours du jeu et faire les changements adéquats pour bien huiler un dispositif en panne, ce n’est pas son point fort. Quand une équipe ne sait pas ce qu’elle veut et où elle va, n’a pas assez de personnalité et de caractère pour faire basculer le match devant un adversaire  recroquevillé derrière,  c’est le coach qui corrige et donne la solution. Or, devant l’absence de fraîcheur physique, il n y a pas eu assez de lucidité et fraîcheur d’esprit sur le banc pour redresser la situation. Il faut dire que, dès le départ, avec le choix d’une défense à quatre avec ce «latéral polyvalent» Ali Abdi, qui n’avait pas joué son rôle de joker, et avec deux demis défensifs axiaux sans aucun apport au niveau de repli et avec ce manque de vitesse dans la transition et la projection vers l’avant pour soutenir les milieux offensifs et les attaquants, le système installé n’était pas bien sécurisé pour être sécurisant.. Qualifiés comme l’un des meilleurs des 4 troisièmes ,avec deux défaites et une victoire, Mondher Kebaïer et son groupe ont, certes, réalisé l’objectif de passage au second tour mais ils ont perdu l’essentiel : le vote de confiance des fans de cette équipe de Tunisie qui attendaient d’eux mieux que cette piètre qualification.

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