Se qualifier sans jubiler. Etre repêché comme un naufragé sauvé de la noyade. C’est le cas de notre équipe nationale dans cette CAN du Cameroun qui nous a totalement déçus. 

Il n’y a vraiement pas de quoi pavoiser après la qualification au goût amer de la Tunisie au tour des huitièmes de finale de la CAN. Covid ou pas covid, la Gambie est, de l’avis des spécialistes les plus avertis, l’une des équipes les plus faibles de la joute africaine du Cameroun.

Du coup, le fait que la Tunisie perde bizarrement, devant cet «inconnu»  qui participe pour la première fois de son histoire à la phase finale de la CAN, veut dire tout simplement que notre sélection est en train de faire de la figuration jusqu’à présent.

Son exploit contre la Mauritanie (4-0) était un leurre qui n’a dupé personne.

Ce qui reste en travers de la gorge aussi c’est que l’équipe nationale n’est parvenue à créer aucune occasion notable durant ses deux matches livrés au Mali et à la Gambie et perdus sur le même score d’un but à zéro.

On aurait aimé trouver une justification à la dernière déconvenue en prétextant que le covid a décimé l’effectif, mais une équipe nationale «C» ou même «D» n’a pas le droit de concéder une défaite aussi «idiote». Franchement, désormais plus personne n’a le droit de défendre Mondher Kebaïer et ses joueurs à la fois irréguliers et indisciplinés. Plus personne !

La Gambie a créé une seule occasion (90’+3’) et ce fut la douche écossaise pour tous les Tunisiens.

Rien n’a marché. Une domination stérile (75% de possession de  balle), jeu offensif sans imagination et un énième ratage de penalty (Jaziri 42’).

Le comble c’est que Mondher Kebaïer, qui voyait nettement l’équipe évoluer sans constructeur de jeu, n’a daigné incorporer la nouvelle «pépite» de la sélection Hannibal Majebri qu’à vingt minutes de la fin de la rencontre. Aucune tentative de tir n’a été enregistrée (sauf Skhiri, une fois) et surtout absence totale d’aller à l’assaut des derniers retranchements de l’adversaire.

Ce qui est fait est fait ! Maintenant tournons-nous vers le match à hauts risques qui attend nos internationaux demain face au Nigeria, la meilleure équipe du tournoi africain.

Un huitième de finale des plus redoutés en raison du décalage de niveau entre la Tunisie et le Nigeria que les sommités mondiales du football donnent pour principal postulant à la consécration finale.

Il est vrai qu’il n’y a pas de vérités absolues en football, mais il y a quand même des évidences qui s’imposent le plus clair du temps.

Aurons-nous les moyens de rendre les coups au Nigeria sur le plan offensif en l’absence de Khazri, Sliti et les autres joueurs importants indisponibles comme Chaâlali ? On se le demande.

Le Nigeria est le Brésil de l’Afrique et le mieux, pour le contrecarrer, serait de jouer avec dix défenseurs et un gardien, étant donné que nos attaquants ne savent marquer des buts que contre des équipes comme la Mauritanie, avec tout notre respect pour ce pays frère.

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