Elle donne libre cours à la poésie qui nimbe son travail, et exalte ses références au patrimoine.

Elle est russe, née en Estonie,  à Tallinn, une des plus jolies villes de cette partie du monde, et de sa patrie maternelle a gardé le goût des couleurs éclatantes, des préciosités lumineuses, des imaginaires débridés. Elle a vécu et étudié à Gafsa aux côtés d’un père peintre, et en a ramené la stylisation des motifs recueillis auprès des tisserands aux gestes séculaires. Elle a choisi Carthage comme lieu de prédilection, mais aussi de travail puisque elle y enseigne, et s’est approprié son imaginaire, et le poids de son passé.

 

Olga Malakhova est une des artistes les plus généreuses de son œuvre. On la retrouve au fil d’espaces consacrés. Pas toujours les plus grands, ni même les plus en vue, mais ceux, plus confidentiels, auxquels sa peinture sied si bien. Son style inimitable balise ces lieux, et nous offre autant de rendez-vous gracieux chez Elyssa Artisanat, à la galerie  Saladin, et récemment à Dar Imagin à Carthage.

Là, elle donne libre cours à la poésie qui nimbe son travail, et exalte ses références au patrimoine.

« Ce rapport au patrimoine est fondamental chez cette artiste. Elle puise dans différents registres qui vont de l’Antiquité à nos jours, mêlant allègrement masques carthaginois, mosaïques romaines, calligraphies arabes, et poupées russes ou siciliennes », écrit Hatem Bouriel.

Il y a ce qu’ Olga Malakhova porte en elle par atavisme, ce qu’elle a acquis par amour pour un pays qu’elle a adopté, Elyssa et la matriochka confondues. Il y a de l’humour et du sacré, de l’art populaire et celui des icônes d’église. Il y a aussi une culture artistique assimilée, peut-être pas décelable au premier abord, mais de grande profondeur. Il y a enfin une œuvre qu’il faut savoir regarder.

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Charger plus par Alya HAMZA
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