L’arrivée du sous-variant BA.2, une souche cousine d’Omicron, inquiète les scientifiques. Qualifié de furtif, ce variant échappe aux tests PCR et pourrait être encore plus contagieux qu’Omicron.

Depuis quelques semaines, un sous-variant du variant Omicron est régulièrement détecté dans plusieurs pays du monde. Baptisé BA.2, il est apparu pour la première fois au Danemark fin décembre-début janvier 2022, et il est aujourd’hui majoritaire dans ce pays. Et, depuis, le sous-variant BA.2 s’est propagé aussi en Inde, au Royaume-Uni, en Belgique, au Canada, aux Philippines, à Singapour, en Afrique du Sud, en Australie, et récemment en France…

Ce que l’on sait…

Les données scientifiques actuelles suggèrent que le sous-variant BA.2 est encore plus contagieux que le variant Omicron. En 10 jours seulement, il est devenu majoritaire au Danemark. Toutefois, il est beaucoup moins virulent que l’Omicron, qui est déjà moins virulent que les autres souches, dont notamment le Delta. D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne l’a pas classé comme un «variant d’intérêt » même s’il correspond peu ou prou aux caractéristiques que nous connaissons d’Omicron. Surnommé aussi ‘’Omicron furtif’’, le BA.2 est plus difficile à détecter qu’Omicron, puisque la PCR permet de détecter et d’identifier l’Omicron, alors que c’est plus compliqué de savoir si c’est du BA.2.

Le nouveau sous-variant est aussi deux fois plus transmissible, mais sans occasionner plus d’hospitalisations. Mais actuellement, il n’y a pas de connaissances sur des risques de contagiosité. Ces conclusions sont tirées de la situation du Danemark où ce sous-variant a pris le dessus sur Omicron, sans entraîner une augmentation des décès ou des hospitalisations pour l’instant.

Plus contagieux et de moins en moins sévère

Toujours selon les prévisions des scientifiques, le coronavirus va continuer de circuler, de muter, de contaminer, en devenant plus contagieux et de moins en moins sévère selon les prévisions les plus optimistes, ce qui s’est d’ailleurs déjà passé avec Delta et Omicron, toujours plus contagieux, mais moins sévères que leurs prédécesseurs. A cet égard, sauf surprise, on se dirige vers une sortie de crise et une accalmie sur les prochains mois avec possibilité de quelques vagues moins sévères dans le futur. Par conséquent, le BA.2 pourrait être la fin de la pandémie liée au covid-19 dans le monde.

Mais là encore, il ne faut pas crier trop tôt victoire et on doit continuer toujours de respecter les gestes barrières car il existe une autre hypothèse potentielle : on pourrait se recontaminer potentiellement au BA.2 même lorsqu’on aurait, été contaminé au variant Omicron majoritaire, à savoir BA.1. Des études sont en cours pour comprendre ce phénomène, étant donné qu’il n’y a pas d’explication à ce stade. Ces données devraient se solidifier, dans un sens ou dans l’autre, dans les semaines à venir et des recherches vont être menées sur ses propriétés, et notamment sur sa transmissibilité et sa sévérité.

Fait important : des scientifiques estiment que la vaccination a permis un équilibre des forces avec le variant Delta, à l’origine du mutant Omicron, qui est à son tour à l’origine de l’apparition du BA.2. Et donc, plus on vaccinera des personnes, plus les prochains mutants seront dans une logique de cohabitation, mais non d’extinction. Plus contagieux, certes, pour détourner notre immunité mais, au final, moins virulents et donc ne posant plus de problèmes sanitaires pour la très grande majorité des hommes. A cet égard, les prochains mutants existeront forcément mais, indépendamment de leurs virulences, notre organisme, cette fois, aura acquis des moyens de défense contre les formes graves. En attendant la confirmation de toutes ces hypothèses, plusieurs réponses doivent encore être apportées : le sous-variant BA.2 échappe-t-il à la vaccination ? A l’immunité naturelle? A celle d’une infection par le BA.1 ?…

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