Les “craquages” dans les lycées sont devenus de plus en plus fréquents. Ce qui est de nature à poser de nombreux problèmes aussi bien aux élèves qu’à leurs parents.

En effet, des professeurs marquent, sans distinction, leurs élèves absents. Des classes entières sont traitées de la sorte. Pourtant, ces élèves sont sur place mais ils sont gênés par les camarades qui participent à ces craquages. L’administration se doit de tenir compte de ces circonstances et ne pas considérer tous les élèves comme des coupables. Car les conditions de sécurité ne sont pas réunies. L’incident de vendredi 11 février courant dans un lycée du gouvernorat de Ben Arous (une élève a été blessée à la tête) en est une preuve. Dans ce même établissement, la directrice et ses agents chassent tous les élèves, ensuite on les marque absents ! Comme de tels dépassements sont attendus dans les prochains jours, il y a lieu de ne pas sanctionner, aveuglément, des élèves qui n’ont rien fait obligeant les parents à les accompagner pour avoir un billet. L’administration ne s’intéresse, nullement, aux dérangements et aux préjudices qu’elle occasionne. Et c’est, alors, la pagaille. Car presque tous les élèves de ce lycée d’une des régions de Ben Arous sont tenus d’obtenir un billet d’entrée. Avec leurs parents, ils perdent un temps précieux dans une longue file d’attente devant le guichet pour l’avoir.

C’est, d’ailleurs,  le cas partout où on organise ce genre de manifestations et de perturbation des cours. Au lieu que ce soit festif et conjoncturel, cette “démonstration” se répète chaque fois qu’il y a des examens ou des devoirs.

Du côté du ministère, il n’y a eu aucune mesure ni réaction pour faire face à de tels agissements de la part des élèves qui organisent ces “craquages” ou de la part des responsables des établissements concernés qui ne savent pas gérer la situation. De grandes injustices sont, ainsi, commises contre tous les élèves et leurs parents.

Rappelons que c’est la énième fois que nous signalons de tels incidents et qu’il n’y a eu aucun écho du côté des autorités (ni le Commissariat régional de l’éducation, ni le ministère lui-même). C’est ridicule et inacceptable ! Et on est triste de l’affirmer d’avance : connaissant l’inertie administrative, rien ne sera fait !

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