L’affaire n’a toujours pas livré tous ses secrets et le non-lieu prononcé notamment en faveur du chanteur en question, confirmé par la chambre correctionnelle du tribunal de l’Ariana le 15 février 2022, a éveillé certains soupçons en rapport avec une présumée manipulation des analyses effectuées dans le cadre de cette affaire. Se pourrait-il que les services de lutte contre la drogue, bien connus pour leur professionnalisme, leur expérience, leur sérieux et leur compétence se soient trompés ?

Il y a eu tout d’abord l’enquête puis les arrestations et l’emplacement en garde à vue pour suspicion de  trafic de stupéfiants et d’association de malfaiteurs, la condamnation de certains protagonistes à une peine légère et le non-lieu prononcé à l’encontre d’autres accusés, dont le chanteur populaire notoire, Nour Chiba.

Des rebondissements qui ont fait planer le doute et alimenter les rumeurs quant à l’immixtion de parties influentes. Le silence des autorités judiciaires dans un premier temps, puis l’inspection ordonnée par la ministre de la Justice en personne, l’ouverture d’une enquête pour suspicion de manipulation des échantillons d’urine des accusés dans cette affaire n’ont fait que donner raison, a priori, aux  plus sceptiques. 

L’affaire n’a pas toujours livré tous ses secrets et le non-lieu prononcé, notamment à l’encontre du chanteur en question, confirmé par la chambre correctionnelle du tribunal de l’Ariana le 15 février 2022, a éveillé certains soupçons en rapport avec une présumée manipulation des analyses effectuées dans le cadre de cette affaire. Se pourrait-il que les services de la lutte contre la drogue, bien connus par leur professionnalisme, leur expérience, leur sérieux et leur compétence se soient trompés? 

L’erreur est humaine certes, mais la relance de l’affaire ne fait qu’appuyer les soupçons de la manipulation. Reste maintenant à démasquer l’escamoteur et démêler le vrai du faux, d’autant plus que maître Mounir Ben Salha, avocat du chanteur Nour Chiba, avait affirmé sur son compte facebook  que  le numéro de téléphone de son client figurait dans l’historique des appels d’une personne faisant l’objet de soupçons de trafic de drogue, rien de plus. Insuffisant comme preuve pour mettre derrière les verrous un accusé. Le non-lieu innocentant son client est venu lui donner raison et faire taire les mauvaises langues. En contrepartie, ce jugement a été très mal accueilli par des parties syndicales sécuritaires qui défendaient, bec et ongles, le travail minutieux de leurs collègues, comme s’il y avait anguille sous roche suite au verdict prononcé. 

En attendant, la  porte-parole du Tribunal de l’Ariana, Fatma Boukattaya, a annoncé que le tribunal avait décidé l’ouverture d’une enquête pour «suspicion de manipulation des échantillons d’urine des accusés dans cette affaire»

Plus de 3 g de drogue avaient été saisis chez une personne dans un premier temps, puis 80 g chez une autre personne suite à l’avancement de l’enquête; ajoute la même source.

Le chanteur populaire Nour Chiba a été arrêté en décembre dernier et  placé en garde à vue avec d’autres accusés (Six au total), dont un footballeur professionnel et une chanteuse pour suspicion de trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs.

Le 15 février 2022, la Chambre correctionnelle au Tribunal de première instance de l’Ariana a prononcé un non-lieu en faveur du chanteur Nour Chiba dans l’affaire de consommation et de détention de drogue. 

Pour sa part, le ministère public a demandé de refaire les tests de dépistage des substances dont la consommation est illicite. 

S’agit-il d’une tempête dans un verre d’eau, d’une enquête précipitée, ou d’accusés bien futés ?  Au demeurant, du réseau actif entre la zone touristique de Gammarth dans la banlieue nord de la capitale Tunis et Sousse, de cette affaire qui a fait les gros titres des journaux, on ne retiendra que deux faits, le non-lieu accordé au chanteur Nour Chiba et la rapidité avec laquelle cette affaire avait été traitée contrairement à d’autres qui sont renvoyées aux calendes grecques.  

Pour l’année judiciaire 2019/2020, 2029 affaires ont été jugées pour consommation de drogue contre 685 affaires de trafic de stupéfiants. À défaut de centres de désintoxication en Tunisie, c’est la taule qui accueille les personnes  en proie à la drogue.

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Un commentaire

  1. bhar béchir

    22/02/2022 à 14:35

    blablabla ….. pour dire quoi? rien!

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