Le secrétaire général du syndicat de base de la Cnam, Daousser Jallouli, impute ce bras de fer aux tergiversations du ministère des Affaires sociales.

Alors qu’ils ont, enfin, leur statut particulier, déjà approuvé par un décret présidentiel paru mercredi dernier au Jort, les agents des caisses sociales (Cnss, Cnrps, Cnam) sont encore en grève ouverte, décrétée à l’appel de son syndicat de base, relevant de l’Ugtt. D’ailleurs, il y a deux jours, des sit-in de protestation avaient investi l’esplanade du nouveau siège de la centrale syndicale, à l’avenue des Etats-Unis à Lafayette. Pourtant, leur principale revendication était la création d’un statut propre au secteur.

Pourquoi tiennent-ils alors tête ? Intervenu sur les ondes d’une radio privée, le secrétaire général du syndicat de base de la Cnam, Caisse nationale d’assurance maladie, Daousser Jallouli, a imputé ce bras de fer aux tergiversations du ministère des Affaires sociales. D’autant plus que son porte-parole, s’indigne-t-il, vient tout récemment d’affirmer que ce statut, bien qu’il soit promulgué, ne prendra effet qu’en 2023. Une déclaration jugée démesurée qui avait mis le feu aux poudres, laissant les manifestants campés sur leur position. Ceci étant, rappelle-t-il encore, la crise a débuté à la fin de l’année écoulée lorsque les agents de la Cnam du centre-ville de Tunis avaient observé un sit-in prolongé à plus d’une dizaine de jours. Ce dernier avait pris fin suite à une réunion entre le syndicat et le ministère de tutelle qui avait promis l’activation de leur nouveau statut lors d’un prochain Conseil ministériel. Toutefois, les négociations n’ont pas abouti à une solution et rien n’a été fait depuis.

En réaction à cet atermoiement qu’ils jugent injustifié, les agents de la Sécurité sociale sont revenus à la charge. Mercredi dernier, ils sont entrés en grève ouverte, jusqu’à satisfaction de leur principale revendication. Que reprochent-ils? Ils disent ne pouvoir plus attendre. Ils ont toujours espoir de voir tout réglé. Pourtant, explique M. Jallouli, les fonds nécessaires à l’application du nouveau statut sont mobilisés.

Et de poursuivre que ses collègues sont bien conscients de la situation financière du pays. Mais cela ne peut, en aucun cas, les empêcher de militer pour avoir leurs droits. En tout cas, le syndicaliste souligne que les assurés sociaux qui souffrent de maladies chroniques et de cas urgents seront exclus de cette grève.

crédit photo : © Koutheir KHANCHOUCH
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